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Les paramédicaux craignent eux aussi les chutes

Benoit Garneau d’Urgences-Santé.
Photo Camille Garnier Benoit Garneau d’Urgences-Santé.

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Même les paramédicaux d’Urgences-santé qui interviennent en cas de chute sont obligés de porter des semelles spécialisées pour éviter de se blesser à leur tour.

« Cela pose un défi, car nos paramédicaux aussi sont à risque, explique le chef des opérations d’Urgences-santé, Benoit Garneau. Ils sont équipés de semelles à crampons, et il y a toujours du sel à bord de l’ambulance. Ils ont aussi une pelle, car on doit souvent déblayer les entrées pour aller chercher la personne sécuritairement. »

Consignes

Il indique que les appels concernant des chutes représentent ces jours-ci une part non négligeable de l’ensemble des demandes traitées par Urgences-santé, tout en précisant que leur nombre reste dans la moyenne pour cette période de l’année.

Les répartiteurs qui prennent en charge ces demandes sont, par ailleurs, bien formés pour fournir à l’appelant les consignes de sécurité appropriées.

« Si la personne tombée est inconsciente, on va demander [à l’appelant] d’évaluer la respiration », affirme ainsi Simon Mercier, qui exerce le métier de répartiteur depuis 18 ans. « Il faut garder les voies respiratoires ouvertes. Cela peut aller jusqu’au massage cardiaque ou au bouche-à-bouche. »

Météo

M. Mercier ajoute qu’il ne faut déplacer une victime de chute que si elle est tombée dans un emplacement qui pourrait la mettre en danger, comme le milieu d’une route.

Les équipes d’Urgences-santé tentent au mieux d’anticiper les journées noires, en tenant la météo à l’œil pour augmenter les effectifs au besoin. Mais la nature leur joue parfois de mauvais coups.

« C’est arrivé, il y a deux semaines, avec un épisode de verglas qui nous a pris par surprise, se rappelle Benoit Garneau. L’alerte météo n’est sortie que deux heures avant la pluie verglaçante, ce qui nous a obligés à être en réaction. »