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L’excavateur de ma tante

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Louyse et un autre lecteur, Bertin B., aimeraient bien que la préposition à cesse d’usurper la place de la préposition de dans des expressions comme la tuque à ma sœur. La préposition à ne s’emploie pas entre deux noms. Ainsi, on dira : le stylo de mon oncle et l’excavateur de ma tante. Pour sa part, à s’utilisera devant un pronom. Ex. : Ce zigoto est-il un ami à vous ? Après un verbe, la préposition à exprime l’appartenance. Ex. : Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, le rêve à ceux qui se couchent tard. Ce qui n’empêche personne de faire les deux ! À chacun son heure et sa place. Ce qui m’amène, je ne sais trop pourquoi, à préciser qu’employée à l’oral en introduction à un verbe à l’infinitif, l’expression avoir été (au lieu de être allé) n’a pas sa place. On dira en effet « 35 % des électeurs sont allés voter » et non « 35 % des électeurs ont été voter »