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Des «croque-glaces» acquis par la Ville sont toujours inutilisés

La Ville de Montréal a acheté en décembre huit brise-glaces rotatifs au coût de 19 200 $ chacun.
Photo d’archives, Agence QMI La Ville de Montréal a acheté en décembre huit brise-glaces rotatifs au coût de 19 200 $ chacun.

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Les « croque-glaces » acquis par la Ville de Montréal pour régler le problème des trottoirs-patinoires n’ont toujours pas été utilisés, malgré l’accumulation de glace des derniers jours.

En janvier dernier, après un épisode de verglas, la mairesse Valérie Plante avait annoncé l’acquisition de ces brise-glaces rotatifs qui valent près de 20 000 $ chacun.

Ce trottoir d’Outremont était difficile à repérer sous la glace hier.
Photo Vincent Larin et Pierre-Paul Poulin
Ce trottoir d’Outremont était difficile à repérer sous la glace hier.

« À cause des changements climatiques, on va être de plus en plus confrontés à ce phénomène. Il faut adapter notre armada », avait-elle alors déclaré, surnommant affectueusement ces appareils « croque-glaces ».

La mairesse expliquait qu’un projet pilote mené avec deux brise-glaces dans l’arrondissement Ville-Marie pendant deux hivers avait été concluant.

Depuis, la Ville a acheté huit autres de ces rouleaux à dents pouvant être placés sur des chenillettes à trottoirs. Quatre ont été livrés et trois autres sont loués pour cet hiver.

La forte pluie suivie d’un froid glacial des derniers jours semblait donc une belle occasion pour sortir la nouvelle artillerie. Ça n’a pas été le cas.

Selon Audrey Gauthier, relationniste à la Ville de Montréal, la glace est « trop mince » pour pouvoir utiliser les croque-glaces.

« Il faut des conditions particulières, comme une épaisseur de glace d’au moins un pouce pour les utiliser », a-t-elle indiqué.

Huguette Gagnon est exaspérée par les bancs de glace sur le bord des rues à Anjou.
Photo Vincent Larin et Pierre-Paul Poulin
Huguette Gagnon est exaspérée par les bancs de glace sur le bord des rues à Anjou.

Pas qu’à Montréal

La Ville de Kirkland, qui possède aussi deux brise-glaces, a également confirmé ne pas s’être servie de ces appareils pour la même raison.

Un cycliste tentait de circuler sur un trottoir glacé près du parc La Fontaine, à Montréal.
Photo Vincent Larin et Pierre-Paul Poulin
Un cycliste tentait de circuler sur un trottoir glacé près du parc La Fontaine, à Montréal.

« La glace était trop molle ou pas assez épaisse, a soutenu la chef de division des travaux publics, Karine Lacharité. Par contre, nous allons les sortir [jeudi]. La température influence beaucoup l’utilisation de ces équipements. »

Dans cette ville, comme à Montréal, c’est l’épandage classique de sel et d’abrasif qui a été privilégié. « Il y a eu deux opérations d’épandage dans les dernières 24 heures », a précisé Audrey Gauthier.

Le responsable du déneigement au sein de l’administration Plante, Jean-François Parenteau, n’était pas disponible pour répondre à nos questions hier.

Reconnaissant des lacunes dans le déglaçage l’an dernier, celui-ci avait promis à l’automne que les épisodes de trottoirs glacés étaient du passé.

Il envisageait notamment une réaction plus rapide des arrondissements. « On double la quantité de sel pour être dans des actions préventives. Il n’y a aucune raison pour qu’on se retrouve avec des épisodes de trottoirs glacés cette année », avait-il affirmé au journal Métro.