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Disparition d’Édith Blais: un Québécois entreprend des démarches au Burkina Faso

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Quand il a appris qu’une Québécoise était portée disparue au Burkina Faso , Patrick Gagnon, qui réside dans la capitale Ouagadougou, a tout de suite tenté de rassembler des informations afin de la retrouver.

Il s’est notamment rendu à la frontière samedi matin, car Édith Blais devait se rendre au Togo, au sud du pays. Son compagnon de voyage et elle auraient possiblement effectué des demandes pour passer par le Ghana, ce qui aurait été moins risqué.

«Je suis parti voir s’ils avaient été répertoriés, s’ils avaient passé la frontière. Avec les policiers sur place là-bas, j’ai pu voir qu’ils n’étaient pas passés légalement. Ils auraient pu passer illégalement par un petit village, mais ce serait étonnant», a-t-il expliqué en entrevue à TVA Nouvelles.

Patrick Gagnon est également allé à la rencontre du consul de l’Italie, puisque le compagnon de voyage d’Édith Blais, Luca Tacchetto, est Italien.

Une route dangereuse

Ce Québécois qui réside au Burkina Faso depuis sept ans a affirmé que la route qu’aurait empruntée Édith Blais pouvait être dangereuse.

«J’ai un ami suisse qui a fait la même route il y a un an et il avait eu beaucoup de problèmes près du Mali, a-t-il raconté. Ce qui l’avait sauvé, c’est qu’il avait un gros chien avec lui. Pendant ce temps-ci, prendre cette route n’est pas la meilleure idée.»

Des violences ont fait des dizaines de morts depuis le début de l'année dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

M. Gagnon estime que la nouvelle aura fait le tour du pays d’ici 24 heures.

«On est là, alors il faut en profiter pour les aider, a dit Patrick Gagnon. Se faire appuyer par un compatriote canadien, je crois que c’est la moindre des choses.»