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Inondations : l'Assemblée nationale vote à l'unanimité en faveur de la création d'une commission scientifique et technique indépendante

Sylvain Gaudreault, député du PQ de Jonquière
Photo Simon Clark Sylvain Gaudreault, député du PQ de Jonquière

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 QUÉBEC – Alors qu'une motion proposant la création d'une commission scientifique et technique sur la gestion des barrages était adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale mercredi, le premier ministre François Legault se disait, en point de presse, contre la création d'une telle commission.   

 En entrevue à l'émission Là-haut sur la colline à QUB radio, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, parrain de la motion, s'est dit étonné par la prise de position du premier ministre, mais heureux que sa motion ait été adoptée.    

 «Elle [la motion] a passé, mais le gouvernement, par la voie du premier ministre, a annoncé qu'il n’irait pas de l’avant. Et il l’a dit avant d’entrer en Chambre. Alors, je suis bien content qu’elle ait passé», a déclaré porte-parole du PQ en matière de santé, d'environnement et de lutte aux changements climatiques.    

«Il faudrait demander au gouvernement pourquoi il a [appuyé] notre motion, mais ils nous disent en même temps qu’ils sont contre,» s’est étonné Sylvain Gaudreault.   

La meilleure formule  

À ses yeux, une commission scientifique et technique (CST) est la meilleure manière de tirer les leçons d’un événement comme les inondations de 2019, car elle agit de façon indépendante, transparente, et permet la reddition de comptes.    

 «Avec une CST, ce sont des experts indépendants qui vont se concentrer que là-dessus, et en plus c’est transparent, il y a de la reddition de compte. Donc le comité interministériel [annoncé par le premier ministre] ne fera pas ça. Il va être derrière des portes closes», s'inquiète-t-il.   

 Plus tard en point de presse, le premier ministre a fait évoluer sa position en expliquant qu'il n'était pas contre une CST, mais qu'il préférait «l'action», étant donné les circonstances urgentes entourant les inondations. Bref, le groupe d’action ministériel était beaucoup mieux, a-t-il plaidé.   

 «Ce que je ne voudrais pas, c’est qu’on fasse une commission qui durerait des mois ou des années pour analyser les problèmes, les solutions plutôt que de passer rapidement à l’action et de poser des gestes», a expliqué M. Legault.         

Pas si longue 

Plus longue, une CST? Sylvain Gaudreault a tenu à nuancer: «Ça a pris cinq mois pour obtenir ça [le rapport de la commission Nicolet] entre 1996 et 1997. Je pense qu'aujourd'hui on est capables de faire la même chose» a-t-il fait valoir.   

Vérifications faite, l’ingénieur Roger Nicolet avait produit son rapport sur le déluge au Saguenay en 1996 en moins de six mois. Quant à son rapport sur le grand verglas de 1998, il avait pris un peu plus de douze mois.       

  •  ÉCOUTEZ Sylvain Gaudreault, député de Jonquière à QUB radio:                

 

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