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Guy Roy s’est éteint paisiblement grâce à l’aide médicale à mourir

L’ancien journaliste Guy Roy souffrait de fibrose pulmonaire, une maladie chronique et dégénérative, et il avait décidé il y a quelques mois de demander l’aide médicale à mourir.
Photo d’archives L’ancien journaliste Guy Roy souffrait de fibrose pulmonaire, une maladie chronique et dégénérative, et il avait décidé il y a quelques mois de demander l’aide médicale à mourir.

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L’ancien journaliste Guy Roy s’est éteint paisiblement mardi après-midi en compagnie de ses proches, grâce à l’aide médicale à mourir, comme il le désirait.

« Ça s’est passé exactement comme il le voulait, raconte son gendre Yves Thériault. Il y a eu zéro souffrance, zéro perte de dignité. »

  • RÉÉCOUTEZ l'entrevue de Nathalie Roy et Yves Thériault à QUB Radio:

 

L’homme de 75 ans qui souffrait de fibrose pulmonaire, une maladie chronique et dégénérative, avait décidé il y a quelques mois de demander l’aide médicale à mourir, sachant que « le pire était à venir ».

La journée du grand départ s’est faite en « célébrant la vie », avec sa famille et ses amis.

« On était 25 environ, dans une salle commune à l’hôpital d’Asbestos. C’était très serein. On a bu du vin, de la bière, on s’est raconté des anecdotes. C’était un peu surréel », dit M. Thériault, conjoint de la fille de M. Roy, Nathalie.

Hallelujah

Après un repas dans une « ambiance festive », le moment a été venu de conduire Guy Roy dans la chambre pour être mené vers son dernier repos.

« Tous ensemble, on a chanté Hallelujah, de Leonard Cohen. C’était pas mal émotif, tout le monde a pu le serrer dans ses bras. C’était la réalisation qu’il s’en allait pour de vrai, qu’il allait laisser un vide immense », témoigne Yves Thériault.

L’ancien journaliste du Journal de Montréal pendant 25 ans n’a eu « aucune hésitation » lorsque le médecin s’est assuré qu’il était certain de sa décision.

Entouré notamment de sa conjointe et de ses deux filles, il a reçu les cinq injections finales vers 14 h et « tout s’est fait en douceur ». Vingt minutes plus tard, on a déclaré son décès.

« C’était important d’en parler et de lever les tabous sur la mort », souligne M. Thériault.

Funérailles

Les funérailles de Guy Roy seront célébrées le 19 janvier, à Asbestos. Et il a planifié tous les détails de A à Z.

« Je pense qu’un de ses regrets sera de ne pas y assister lui-même, lance Yves Thériault. Une chose est sûre, c’est que ce sera bien festif. »

  • En décembre, Guy Roy avait abordé le sujet de l’aide médicale à mourir. Revoyez l’entrevue avec l’ancien journaliste: