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Edith Blais «voulait améliorer le monde»

Edith Blais «voulait améliorer le monde»
Photo courtoisie

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La vague de solidarité qui a déferlé sur les réseaux sociaux à la suite de la disparition d’Edith Blais et de son ami au Burkina Faso s'est aussi manifestée au Carrefour de solidarité internationale à Sherbrooke.

Le directeur général de l'organisme, Étienne Doyon, a expliqué que son organisation est de tout coeur avec la famille.

«Je crois que la vague de solidarité est un bel écho à l'engagement d'Edith à l'international. C'est une femme qui voulait contribuer, qui voulait améliorer le monde», a-t-il affirmé.

Même s'il s'agit d'une région du monde à haut risque, le directeur général considère qu'il est tout de même important de la soutenir, puisque des populations vulnérables y habitent.

«C'est important oui, de faire une gestion du risque, mais c'est important de continuer de s'impliquer avec les populations locales pour qu'elles retrouvent une certaine dignité. Les inégalités sont importantes», a-t-il dit.

Un pays instable

Le couple aurait été aperçu pour la dernière fois au sud-ouest du pays à quelques kilomètres de la frontière avec le Mali. Le codirecteur de l'Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent, David Morin, explique que les violences dans cette région obligent les organismes humanitaires à revoir leurs façons de faire.

«L'intervention occidentale en Lybie a eu des répercussions, a-t-il expliqué. Les occidentaux ont voulu renverser le régime autoritaire de Mouammar Kadhafi, mais ils ont aussi créé un vide de pouvoir que les groupes criminels et terroristes cherchent aujourd'hui à combler. C'est ce qui se passe à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.»

Pour David Morin, les forces occidentales font face à un dilemme difficile.

«Soit on n'intervient pas et on doit porter le blâme d'avoir ignoré la poursuite, par exemple, d'un génocide, comme ça été le cas au Rwanda. Soit on intervient et on prend le risque, si on n'a pas de stratégie de sortie claire, de déstabiliser fortement une région du monde. C'est ce qui est arrivé en Irak et en Lybie», a-t-il ajouté.