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Ève Landry: des moments télé nécessaires

Ève Landry: des moments télé nécessaires
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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En 2018, Ève Landry a baigné «dans le gros drame, le gros mal-être intérieur» pour la télévision en prenant part aux derniers tournages d'«Unité 9» sur ICI Radio-Canada et en amorçant ceux de la nouvelle série «M'entends-tu?» bientôt en ondes à Télé-Québec.

Quoique différents, ses personnages de la détenue Jeanne Biron et de Carolanne, une femme issue d'un milieu pauvre, ont un point en commun: ils ont permis la création de scènes nécessaires au petit écran, selon l'actrice.

Si Ève Landry confie avoir beaucoup pleuré à la lecture du texte d'«Unité 9» qui raconte comment Jeanne va sortir de chez elle la petite fille qu'elle a été (un événement qu'on pourra voir dans l'épisode du 22 janvier), elle dit aussi qu'elle avait bien hâte d'arriver à ce moment clé de l'intrigue.

«J'ai l'impression que le public l'attend depuis l'an 1. Ce que je me fais dire dans la rue, c'est "mais quand Jeanne va-t-elle s'aimer? Quand va-t-elle comprendre qu'elle est fine?" Je me fais répéter ça depuis huit ans en boucle dans la rue, à tous les jours. J'ai tellement hâte que les gens voient cette scène-là. Je pense que ça va faire du bien au public de voir que Jeanne a enfin compris que c'est d'elle dont elle doit prendre soin.»

En héritage

Après toutes les années passées derrière les barreaux de Liettevile à incarner une femme qui se bat contre une vie difficile, Ève Landry veut que son personnage inspire à regarder au-delà des apparences.

«J'espère avoir incité les gens à aller vers le monde et à ne pas se faire une idée toute conçue... Le public a rapidement compris avec Jeanne que c'était une délinquante, qu'elle avait fait de la "marde", mais il est tombé rapidement en amour avec elle parce qu'on lui permettait de voir qu'il y avait quelque chose d'autre derrière [la façade].»

Longtemps plongée dans le milieu carcéral pour les besoins de cette fiction, l'actrice souhaite aussi ardemment qu'«on n'oublie plus jamais ces femmes en prison». «Ce n'est pas parce qu'on les met entre quatre murs qu'elles n'existent plus», a-t-elle dit.

«Le plus beau commentaire que j'ai eu en huit ans, c'est une de mes amies qui m'a dit "je pense que je vais aller voir ma mère en prison". Ç'a été le plus beau cadeau», a-t-elle confié.

Un autre visage

L'été dernier, Ève Landry s'est également glissée dans la peau d'un nouveau personnage, celui de Carolanne, une des vedettes de la comédie dramatique «M'entends-tu?» s'intéressant à trois amies provenant d'un milieu pauvre.

Aux côtés de Florence Longpré – instigatrice du projet – et Mélissa Bédard, l'actrice proposera une différente facette de sa personnalité. «On est totalement ailleurs. On est dans un milieu qu'on ne voit pas souvent [à la télé]. On est dans des personnages qu'on ne voit jamais, à qui on ne donne jamais la parole. Encore une fois, ça me parle beaucoup.»

Ève Landry est catégorique: l'émission devait trouver sa place au petit écran. «Il faut qu'on voit ça au Québec. C'est primordial de parler de ces gens et d'aller vers ce genre de télé», a-t-elle assuré.

Le dernier épisode d'«Unité 9» sera diffusé le 26 mars à ICI Radio-Canada. Les débuts de la série «M'entends-tu?» auront lieu le 16 janvier sur les ondes de Télé-Québec.