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Un prêtre a abusé d’un jeune fidèle de 13 ans

L’accusé a commis des agressions dans une église

Le prêtre montréalais Brian Boucher n’a pas souhaité commenter sa culpabilité à sa sortie du tribunal au palais de justice de Montréal, mardi.
Photo Pierre-Paul Poulin Le prêtre montréalais Brian Boucher n’a pas souhaité commenter sa culpabilité à sa sortie du tribunal au palais de justice de Montréal, mardi.

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Un prêtre montréalais qui a agressé sexuellement un jeune fidèle pendant trois ans risque un long séjour au pénitencier maintenant qu’il a été reconnu coupable sur toute la ligne.

« Il disait qu’il commettait un péché, mais que ça allait parce que c’est un prêtre », a déploré la juge Patricia Compagnone, mardi au palais de justice de Montréal.

Brian Boucher, 56 ans, était pourtant un prêtre apprécié de ses paroissiens à Ville Mont-Royal.

Mais plutôt que de se montrer digne de leur confiance, il en a plutôt profité pour agresser sexuellement un jeune garçon de 13 ans.

Tout a commencé en 2008, quand Boucher a appris que l’ado s’était collé à une fille lors d’une danse à l’école.

Le prêtre a alors menacé de tout dire aux parents du jeune, sauf si ce dernier acceptait de se mettre nu et se laisser toucher.

C’est là que les agressions sexuelles ont commencé. Elles pouvaient se dérouler dans l’église, et la gravité des gestes n’a fait qu’augmenter.

Un autre jeune a lui aussi témoigné, expliquant avoir vécu des faits similaires des mains de Boucher, dans les années 90.

Les deux jeunes ne se connaissent pas et ne s’étaient jamais parlé, a noté la juge en déclarant le prêtre coupable de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels.

Dégoût et colère

Lors du procès, Boucher a tout nié en bloc en affirmant qu’il s’agissait d’un coup monté du jeune, mais après avoir analysé en détail tout son témoignage, la juge a décidé de ne pas y accorder foi.

Maintenant que Boucher est coupable, la procureure de la Couronne Annabelle Sheppard compte demander une peine d’incarcération « substantielle ».

« [L’ado] avait porté plainte pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’autres victimes, c’est une victoire pour lui », a-t-elle dit.

L’avocat de la défense James Cocciardi s’est limité à dire qu’il allait examiner la possibilité de porter la cause en appel.

L’Archidiocèse de l’Église catholique à Montréal a pour sa part rappelé que Boucher s’est fait retirer tout ministère.

« Le verdict provoque une gamme de sentiments [...] : honte, dégoût et colère, mais aussi désarroi, tristesse et compassion », peut-on lire dans un communiqué émis mardi.

Boucher reviendra à la cour en mars pour les plaidoiries sur la peine.

D’ici là, il devra subir un autre procès, cette fois pour des agressions sexuelles alléguées sur deux autres victimes.