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Beaucoup de pression sur le nouveau ministre de l’Environnement

Legault Charette
Photo Simon Clark

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À peine nommé dans ses nouvelles fonctions, le ministre de l'Environnement Benoit Charette, qui a remplacé MarieChantal Chassé mardi, s'affairait à prendre connaissance de ses dossiers mercredi à Québec.

Le nouveau ministre doit faire face à une grande pression, alors que les partis d'opposition l'attendent de pied ferme.

«[Le premier ministre François Legault] remplace quelqu'un qui ne connaissait pas le dossier de l'environnement par quelqu'un d'autre qui ne connaît pas plus le dossier de l'environnement», a commenté Marie Montpetit, porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’environnement.

«M. Charette, [mardi], a parlé surtout de transport. Moi, j'aurais aimé qu'il nous parle de réduction de gaz à effet de serre, de loi antidéficit climatique», a renchéri le porte-parole du Parti québécois sur les questions environnementales, Sylvain Gaudreault.

Lorsqu’il a présenté son nouveau ministre, François Legault a expliqué qu’il lui fallait quelqu’un capable de mieux expliquer ses dossiers et d'affronter la presse parlementaire.

La solidaire Ruba Ghazal s'interroge toutefois sur le contenu que livrera le ministre Charrette. «Moi, je l'ai vu aller. Par exemple, j'ai participé avec lui à quelques débats sur l'environnement pendant la campagne électorale et c'est vrai que c'était fascinant de le voir aller, d'avoir aussi peu de contenu en matière environnementale et de participer aux débats», a lancé la porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement.

Les enjeux sur lesquels M. Charette aura à se prononcer seront nombreux. Entre autres, il devra se pencher sur le projet de gazoduc et de port méthanier à l'étude au Saguenay–Lac-Saint-Jean

«On lui demande la même chose qu'à François Legault. On lui demande une évaluation globale et complète du projet gazier», a déclaré Anne Gilbert-Thévard de la Coalition Fjord.