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Métro paralysé: le protocole d’urgence a été respecté selon la STM

Métro paralysé: le protocole d’urgence a été respecté selon la STM
Photo Sarah Daoust-Braun

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Un protocole d’urgence a été mis en place mercredi en matinée à la suite de la propagation d’une substance à la station Champs-de-Mars afin d’éviter que celle-ci ne se répande ailleurs dans le réseau, ce qui a forcé la STM à interrompre le service sur trois lignes du métro.  

«Le protocole d’urgence appliqué très rapidement, c’est une bonne nouvelle», a commenté plus tard en journée la mairesse de Montréal, Valérie Plante, en ajoutant qu’une enquête pour éclaircir les circonstances de l’incident est en cours.  

Celui-ci sera analysé à l’aide des caméras de surveillance, mais pour le moment aucune conclusion ne peut être tirée, a indiqué le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb. «On présume que c’est du poivre de cayenne [qui a été lancé], c’est une probabilité assez forte», a-t-il dit.  

Ce dernier a expliqué que les lignes orange, verte et jaune du métro ont été fermées pour des questions de circulation de l’air.  

«Si on ne veut pas se retrouver avec du poivre [aux stations] Jean-Drapeau et Mont-Royal, il faut arrêter le métro pour éviter que ça se propage. À ce moment-là, on met en place un processus de ventilation», a-t-il indiqué.  

Des milliers de personnes se sont retrouvées paralysées à l’heure de pointe mercredi matin à la suite de cette interruption de service. « On doit s’interroger sur ce qui doit être fait si on ne peut pas accéder à la station Berri-UQAM », a affirmé Valérie Plante, soutenant que le réseau de métro arrive à saturation, surtout à l’heure de pointe.  

Selon son administration, 70 000 personnes transitent chaque jour à la station Berri-UQAM, située au carrefour des lignes orange, verte et jaune, lors des heures de pointe.  

Philippe Schnobb a reconnu qu’il y a toujours place à l’amélioration, alors que des usagers se seraient plaints de ne pas avoir été bien informés de la situation en matinée.  

«Parfois, si on ne peut pas informer les gens rapidement, c’est qu’on doit d’abord recueillir l’information, être capable de donner l’information juste. Il y a beaucoup d’infos qui peuvent circuler de part et d’autre et il faut vérifier quelle est la cause, comment ça s’est passé», a-t-il indiqué.