/sports/hockey/canadien
Navigation

Pas de panique pour Drouin et Domi

Ils reconnaissent toutefois qu’ils doivent contribuer un peu plus à l’attaque

Jonathan Drouin (92) et Max Domi  (13) ont vu leur production chuter radicalement au cours du dernier mois.
Photo d’archives Jonathan Drouin (92) et Max Domi (13) ont vu leur production chuter radicalement au cours du dernier mois.

Coup d'oeil sur cet article

SAINT LOUIS | La baisse de productivité de Jonathan Drouin et de Max Domi ne passe pas inaperçue. Depuis quelques semaines, le duo dynamique du Canadien connaît une baisse de régime.

Après avoir touché la cible à 14 reprises à ses 28 premiers matchs, Domi n’a fait scintiller la lumière rouge qu’à une seule occasion en neuf rencontres par la suite.

Compagnon de trio du fils de Tie depuis le camp d’entraînement, Drouin n’a récolté pour sa part que trois points, dont deux buts, lors des huit derniers matchs.

Claude Julien avait déjà parlé de cette situation en intimant ses deux attaquants de se reprendre en main. Cependant, mercredi, dans les couloirs de l’Enterprise Center, il s’est fait un peu plus conciliant.

« Plusieurs équipes essaient de mettre leur meilleur trio contre eux. C’est normal, je fais la même chose, a expliqué l’entraîneur du Canadien. Ils connaissent un peu de difficulté, mais ils doivent se soutenir un peu mieux. »

« On sait que le jeu devient plus serré, ce n’est pas notre première année dans la ligue. Après décembre, les résultats des matchs tournent souvent autour de 2 à 1 ou 3 à 2. Tout le monde se prépare pour les séries. C’est plus défensif, il n’y a plus beaucoup d’espace. Il faut tout de même trouver des façons de créer des chances de marquer », a expliqué Drouin.

Pour Domi, la situation n’a rien d’alarmant.

« On ne peut pas s’attendre à marquer à tous les matchs. Toutefois, c’est vrai qu’on aimerait jouer un peu mieux, a lancé Domi avec sa désinvolture habituelle. Même lorsqu’on marque tous les soirs, on cherche à s’améliorer.

On n’est pas satisfaits et on ne se contente pas de peu, mais on ne panique pas. En ce moment, l’équipe gagne. Il faut trouver une façon de contribuer », a-t-il poursuivi.

La visière de Domi

Une autre chose n’est pas passée inaperçue aux yeux de la majorité des partisans du Canadien : la visière teintée que porte Domi depuis la visite des Predators de Nashville, samedi dernier.

On se souviendra qu’il y a quelques saisons, Max Pacioretty avait disputé quelques rencontres avec une visière du même genre après avoir subi une commotion cérébrale.

Dans le même ordre d’idées, Nathan Beaulieu s’était présenté sur la patinoire du complexe sportif de Brossard avec une visière teintée. Cette fois, la pièce d’équipement avait servi de subterfuge pour faire croire que le défenseur souffrait du même mal que son coéquipier après avoir solidement été frappé par Erik Karlsson. Ah ! Les comiques.

Qu’en est-il de Domi ? Mystère et boule de gomme. Ce n’est pas pour conjurer la production plus modeste des dernières semaines ni pour une question de look. On le lui a demandé. Il a répondu par la négative.

Pour ce qui est de la véritable raison, l’attaquant est demeuré évasif.

« Je ne peux dévoiler cette information », s’est-il contenté de répondre.

On s’en fout. Pourvu qu’il produise, diront certains. Vrai. Mais souhaitons que ça ne cache pas un ennui de santé.

Agostino, un régulier

Alors que Charles Hudon doit prendre son mal en patience plus souvent qu’à son tour, Kenny Agostino est celui qui semble avoir tiré le numéro gagnant parmi les cinq joueurs qui alternent au sein de la quatrième unité. Il a participé à chacun des 29 matchs du Canadien depuis son rappel.

La semaine dernière, Julien avait vanté la capacité qu’avait eue l’Américain à s’adapter à un rôle différent dans la LNH. Ce ne sont pas tous les joueurs offensifs de la Ligue américaine qui acceptent de se voir assigner des tâches plus défensives dans le circuit Bettman.

« J’ai compris que la tâche de notre trio est de jouer un style simple. On doit créer des occasions de marquer quand nous en avons la chance, mais l’aspect défensif de notre jeu est plus important », a reconnu Agostino.

Le comprendre est une chose, l’accepter en est une autre. Après tout, Agostino a été le champion pointeur (83 points) de la Ligue américaine en 2016-2017.

« Pour certains, c’est sûrement difficile. Pour ma part, je suis prêt à faire n’importe quoi pour demeurer dans la formation et aider cette équipe », a déclaré l’Américain, dont l’expérience dans la LNH se résumait à 22 rencontres en cinq saisons.