/sports/huntfish
Navigation

Place à l’aventure!

Dans le film Surface, le photographe Ben Thouard nous entraîne dans des univers marins saisissants.
Photo courtoisie, Greg Gyselinck Dans le film Surface, le photographe Ben Thouard nous entraîne dans des univers marins saisissants.

Coup d'oeil sur cet article

Dès la semaine prochaine débutera la tournée québécoise du Festival du film de montagne de Banff. Des films inspirants où l’aventure humaine et sportive sert de tremplin à des réalisations hors du commun. Et si cela allait vous mener plus loin que vous n’aviez jamais osé rêver ?

Un vent glacial et de la poudrerie en plein visage n’ont jamais freiné Sébastien Lapierre, bien au contraire. À 7 ans, il étirait son plaisir en montant sa tente en plein cœur de janvier pour une nuit de camping hivernal.

Quatre minutes de folie sur deux roues à travers le Couloir de Corbet à Jackson Hole : dose intense d’adrénaline garantie en visionnant le film Rogue Elements.
Photo courtoisie, Rogue Elements Film
Quatre minutes de folie sur deux roues à travers le Couloir de Corbet à Jackson Hole : dose intense d’adrénaline garantie en visionnant le film Rogue Elements.

« À 12 ans, je me suis inscrit dans le programme de cadets. J’y ai appris à me servir d’une carte et d’une boussole ; je me suis rendu compte que mes petites aventures n’avaient plus de limites et que je pouvais partir partout et inquiéter mes parents plus longtemps ! » dit l’aventurier de 40 ans en riant.

Sébastien Lapierre a été le premier Canadien à atteindre le pôle Sud en solitaire, par sa seule force, il y a deux ans quasiment jour pour jour. L’inspiration pour cet exploit, il la doit à un livre remis par sa belle-mère, une décennie plus tôt.

« Un livre de l’explorateur aventurier Mike Horn, dans lequel celui-ci relatait sa préparation vers son tour du monde au niveau du cercle polaire », dit Lapierre.

Sébastien Lapierre a toujours rêvé d’explorer des contrées glaciales. Ce sont des histoires comme celles de Mike Horn qui lui ont permis de croire qu’elles n’étaient pas des lubies impossibles.
Photo courtoisie, Sébastien Lapierre
Sébastien Lapierre a toujours rêvé d’explorer des contrées glaciales. Ce sont des histoires comme celles de Mike Horn qui lui ont permis de croire qu’elles n’étaient pas des lubies impossibles.

S’inspirer à rêver ou à se lancer

Il ne faut pas sous-estimer la force d’une histoire. Toutes ces personnes qui ont osé élargissent l’horizon de ce qui semble possible pour tous.

« J’ai toujours été un grand rêveur. À 6 ans, je m’imaginais dans un igloo en Antarctique. L’histoire de Mike Horn m’a montré le chemin vers ces rêves. On ne se lance pas dans une expédition au cercle polaire sans l’expérience qu’on accumule par des plus petites aventures, » dit Sébastien Lapierre.

L’atteinte d’un objectif en apparence trop fou dépend d’une foule de décisions réfléchies et d’étapes gravies, une à une.

Parcourir 1800 km, 35 000 m de dénivelé positif dans les Alpes occidentales, en ski et en vélo… le film allemand Ice & Palms ne laissera pas intactes nos idées préconçues sur les limites humaines.
Photo courtoisie, Jochen Mesle
Parcourir 1800 km, 35 000 m de dénivelé positif dans les Alpes occidentales, en ski et en vélo… le film allemand Ice & Palms ne laissera pas intactes nos idées préconçues sur les limites humaines.

Dans le cas de Caroline Côté, ce sont les histoires d’Ernest Shackleton qui lui ont montré la voie vers un mode de vie loin de la sédentarité. Celle qui a parcouru les 2000 km sauvages entre Natashquan et Montréal dans l’expédition électRON, qui cumule les performances en ultratrail et qui parcourt présentement l’Antarctique est allée chercher dans le vécu de l’explorateur irlandais ce dont elle avait besoin pour vivre une vie qui la faisait vibrer.

Chaque aventurier a une histoire déclic à raconter qui a propulsé la sienne. Puis, l’inspiration fait son chemin comme un jeu de dominos qui pousse tous ceux touchés à plonger hors d’une routine accaparante dans laquelle les rêves n’ont pas l’espace pour grandir.

C’est d’ailleurs ce qui nourrit ma motivation à toujours être à la recherche de portraits inspirants dans cette chronique. Non pas pour que vous plaquiez votre quotidien pour partir six mois au Nunavut, mais que vous osiez peut-être sortir votre vélo l’hiver ou réserver un voyage hors des balises du tout-inclus. Destination : un pas (ou plus) hors de sa zone de confort.

Festival du film de montagne de Banff

La tournée québécoise Festival du film de montagne de Banff, c’est neuf films, plus de deux heures d’images à couper le souffle, présentés dans 24 villes de la province.

Vous y rencontrez Jacques, un athlète de 82 ans, dur à cuire, et George, un coureur de 97 ans, vous plongerez avec Ben Thouard, un photographe sous-marin, vous suivrez la course entre un drone et un skieur, vous accompagnerez deux adeptes de freeski sur un périple de 1800 km des les Alpes occidentales, vous défilerez en vélo de montagne dans une Dream Ride, vous serez touché par une équipe mère-fille dans une traversée à ski de six mois de la chaîne côtière en Colombie-Britannique, vous découvrirez le parcours du cycliste RJ Majar et vous retiendrez votre souffle dans l’éprouvante descente à deux roues du Couloir de Corbet de Jackson Hole.

La tournée sera à Montréal...

  • le mardi 22 janvier à 19 h
  • le mercredi 23 janvier à 19 h
  • le jeudi 24 janvier à 19 h
  • le vendredi 25 janvier à 19 h
  • le samedi 26 janvier à 14 h et à 19 h
  • le dimanche 27 janvier à 19 h
  • le vendredi 8 février à 19 h (animation en anglais)

Des événements de tiendront aussi à Laval, à Longueuil et à Saint-Jérôme, ainsi qu’à d’autres emplacements à travers la province jusqu’au 14 mars. Plusieurs dates affichent déjà complet.

Rendez-vous au banffquebec.ca pour connaître les détails de l’événement et pour acheter les billets.