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Douze mois de lock-out à l’aluminerie de Bécancour

Douze mois de lock-out à l’aluminerie de Bécancour
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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BÉCANCOUR – Il y a un an, ce vendredi, le lock-out à l’aluminerie de Bécancour (ABI) s’amorçait. Les 12 derniers mois ont été marqués par des négociations houleuses, de la tension sur la ligne de piquetage, des vagues d’espoir et de la déception pour les travailleurs.

Voici les faits saillants des 12 derniers mois.

Janvier 2018

Le 11 janvier, en pleine nuit, la direction d’ABI déclenche le lock-out. Quelque 1030 travailleurs se retrouvent en arrêt de travail forcé après le rejet à 80 % de la dernière offre patronale. La convention collective est échue depuis novembre 2017.

Février 2018

Les semaines passent et l’aide pour les syndiqués se multiplie. Au cours de l’année, ils recevront plus de 1 million $ de différents syndicats.

Sur la ligne de piquetage, les relations s’enveniment entre le personnel de gestion et les syndiqués. Ralentissement de véhicules, des clous dans le stationnement, la Sûreté du Québec doit intervenir chaque semaine.

Mars 2018

Les négociations reprennent avec un conciliateur et la partie patronale quitte les lieux 25 minutes après le début des échanges.

Avril 2018

L’aluminerie poursuit son syndicat pour 19 millions $ en raison d’actes illégaux. Le syndicat réplique et dénonce la présence de briseurs de grève.

Autre point fort, l’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard est nommé médiateur spécial.

Mai 2018

La direction annonce son intention de régler le litige. Des syndiqués manifestent également à Pittsburgh où se tient l’assemblée des actionnaires d’Alcoa.

Juin 2018

Des syndiqués perturbent des audiences du Tribunal administratif du Québec.

Juillet 2018

Six mois de conflit: les syndiqués sont aux prises avec une nouvelle demande, soit la suppression de 20 % des effectifs.

Août 2018

Les syndiqués rencontrent Philippe Couillard, alors qu’il lance sa campagne électorale en Mauricie. Les autres parties offrent aussi leur appui.

Septembre 2018

Le syndicat des Métallos rencontre les hauts dirigeants d’Alcoa à Pittsburgh en présence du médiateur. Deux semaines plus tard, les négociations reprennent.

Octobre 2018

Les négociations sont de nouveau suspendues. Lucien Bouchard affirme que l’écart est trop important entre les parties. Le lock-out est le plus long conflit survenu dans une aluminerie du Québec.

Neuf longs mois se sont écoulés. La tension est vive sur la ligne de piquetage et un agent de sécurité est blessé dans une bousculade.

Novembre 2018

Le nouveau ministre du Travail, Jean Boulet, crée un conseil de médiation. Les négociations reprennent. Les parties ont jusqu’à la fin du mois pour s’entendre. Puis la date butoir est repoussée au 21 décembre.

Décembre 2018

À quelques jours de Noël, la direction d’Alcoa annonce la réduction de sa production et ferme la moitié de la seule série de cuves en activité.

Le 21 décembre: les négociations font du surplace. C’est l’impasse. Le ministre du Travail ne cache pas sa déception. Le syndicat dépose une plainte pour négociation de mauvaise foi.

Janvier 2019

On apprend que le lock-out a fait perdre 215 millions $ à Hydro-Québec.

Depuis le début du conflit, 100 travailleurs ont pris leur retraite et plus de 900 vivent dans l’attente d’un règlement.