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Ken Pereira se sent comme «l’ennemi numéro un de l’État»

Ken Pereira se sent comme «l’ennemi numéro un de l’État»
Photo d'archives

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L’ex-syndicaliste Ken Pereira ne regrette pas d’avoir dénoncé les comptes de dépenses controversés de l’ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Il reconnaît par contre que ces révélations ont eu un impact négatif sur lui comme sur sa famille.

«Au Québec, depuis que j’ai dénoncé en 2009, je n’ai pas une heure de travail enregistrée à la Commission de la construction du Québec», a-t-il affirmé en entrevue avec Benoît Dutrizac sur QUB. Selon Pereira, les sonneurs d’alarmes reçoivent tous le même traitement. «On se fait isoler, on se fait mettre de côté et, après, on se fait dénigrer», a-t-il résumé.

Selon lui, les compagnies de construction sont réticentes à l’engager parce qu'elles «ont peur des comebacks qui vont se faire par certaines centrales syndicales, par certaines personnes qui vont mettre de la pression sur ces entreprises-là et qui vont dire: “Tu engages Ken Pereira, tu vas avoir un problème”».

L’ex-syndicaliste confirme toutefois qu’il trouve que son geste valait la peine. «Moi, je compare ça, souvent, à une chambre noire. Tu entends des bruits, tu sais qu’il y a quelque chose autour et, quand tu allumes les lumières, tu vois les coquerelles. [Les lanceurs d’alerte], on est les lumières», a illustré Ken Pereira.

Fan de Trump

Grand partisan du président américain Donald Trump, Ken Pereira a regretté, plus tard dans l’entrevue, que les médias diabolisent ceux qui promeuvent les bons coups du président. Selon lui, personne n’ose offrir une tribune appropriée aux «pro-Trump». «Si tu aimes Trump pour une ou deux affaires, tu es barré à vie, tu es un raciste, tu es la pire personne sur Terre», a-t-il déploré.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE COMPLÈTE DE KEN PEREIRA: