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La Sûreté du Québec procède à une autre série de perquisitions

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TROIS-RIVIÈRES – Un an et demi après le Projet Ouest où un important réseau de stupéfiants lié aux Hells Angels a été démantelé en Mauricie, la Sûreté du Québec (SQ) croit avoir mis au tapis ceux qui auraient pris la relève.

Jeudi, cinq hommes et une femme ont été arrêtés à Maskinongé, Louiseville et Trois-Rivières.

Selon nos informations, aucun d'entre eux ne serait membre en règle d'un groupe criminalisé, mais selon l'expert Paul Laplante, ils sont assurément de proches relations.

«Ceux qui désirent vendre de la drogue dans une ville doivent avoir l'autorisation de l'organisation qui contrôle le marché. Au Québec, ce sont les Hells», a expliqué l'ancien chef de bureau de l'Escouade Carcajou.

En règle générale, ces revendeurs auraient l'obligation de s'approvisionner en cocaïne auprès des Hells Angels.

Ils peuvent ensuite revendre les stupéfiants sur un territoire déterminé, mais ils doivent remettre une partie des bénéfices au crime organisé.

«C'est ce qu'on appelle la TVH [taxe de vente des Hells], une taxe où les individus doivent remettre 10 % de leurs revenus aux Hells Angels. C'est une manière pour le crime organisé de s'assurer un revenu.»

La récolte de jeudi a été fructueuse pour les policiers.

«Nous avons saisi plusieurs grammes de cocaïne, des comprimés de méthamphétamine, du haschisch, plusieurs dizaines de milliers de dollars en argent comptant, des cigarettes de contrebande, des armes prohibées et des munitions. Nous avons également saisi un véhicule utilitaire sport qui a servi à commettre les infractions», a dit la sergente Éloise Cossette, porte-parole de la SQ.

Grosse semaine

Ces arrestations surviennent au lendemain d'une importante opération antidrogue au cours de laquelle les policiers ont frappé simultanément à des dizaines d'endroits au Québec et au Nouveau-Brunswick. La SQ est-elle parvenue à infiltrer un réseau?

«Pour obtenir un mandat d'arrestation et de perquisition, ça prend un motif et on peut facilement présumer que quelqu'un de l'Intérieur collabore avec les policiers actuellement. Ça expliquerait la grande quantité de dossiers qui débloquent», croit l'ancien policier.

Quatre des six personnes arrêtées devront rester derrière les barreaux en attendant leur retour en cour.