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Un dossier pas comme les autres

Le remplacement de Mme Chassé par Benoit Charette s’inscrit dans ce même cheminement du premier ministre.
Photo Agence QMI, Simon Clark Le remplacement de Mme Chassé par Benoit Charette s’inscrit dans ce même cheminement du premier ministre.

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Sur le plan politique, l’environnement n’est plus un « dossier » comme les autres. En mettant fin dès mardi au mandat chaotique de MarieChantal Chassé à ce même ministère, le premier ministre François Legault confirme qu’il l’a bel et bien compris.

Il faut dire qu’à de rares exceptions près, les ministres de l’Environnement, péquistes ou libéraux, ont surtout joué le rôle ingrat de plantes vertes. Leur pouvoir réel d’influence auprès de leurs collègues frôlait le néant.

Avec la nomination initiale de Mme Chassé, force était de craindre la continuation du même cirque. D’autant plus que le chef de la CAQ n’était pas connu pour être un chantre de l’environnement.

Dialogue

Or, au fil des semaines, le premier ministre s’est montré « ouvert » à élargir ses propres perspectives sur quelques dossiers cruciaux, dont l’environnement. Au début novembre, il envoyait un premier signal dans ce sens.

Il a rencontré et discuté avec le metteur en scène Dominic Champagne, porte-parole du Pacte de transition – un document majeur qui enjoint les citoyens et le gouvernement à contribuer plus activement à la lutte aux changements climatiques.

Sur le plan tactique, le geste était habile, mais il était aussi signifiant. Car ce « dialogue », M. Legault l’a ouvert volontairement. Trois semaines auparavant, il avait déjà reconnu qu’il avait enfin compris le message des Québécois inquiets face aux dérèglements climatiques. Il s’était alors engagé à « en faire plus » pour tenter de les contrer.

Cheminement

En cela, le dégommage de Mme Chassé et son remplacement par Benoit Charette s’inscrivent dans ce même cheminement du premier ministre sur un dossier dont l’importance politique est appelée à croître considérablement au cours de son premier mandat.

En conférence de presse, Benoit Charette l’a reconnu lui-même : « Les Québécois sont de plus en plus soucieux des questions environnementales. » Traduction : les attentes sont élevées. Des gestes concrets, par conséquent, devront suivre.