/news/green
Navigation

Des déchets plastiques canadiens polluent des sites non réglementés en Malaisie, dit Greenpeace

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | L’organisme Greenpeace s’inquiète de la présence de déchets en plastique provenant d’entreprises canadiennes sur des sites non réglementés en Asie du Sud-Est, dans un nouveau rapport publié vendredi.

À la suite de la décision, en janvier 2018, de la Chine de cesser l’importation de déchets plastiques, les pays de l’Asie du Sud-Est, notamment la Malaisie et la Thaïlande, sont devenus les nouvelles destinations d’exportation pour le «recyclable» plastique du Canada, des États-Unis et d’autres pays, alors qu’ils n’en ont ni la capacité ni les moyens, indique cette nouvelle étude.

Alors que ces pays ont mis en place des restrictions face à l’importation, une enquête menée par Greenpeace en Malaisie a révélé qu’une grande partie de ces déchets plastiques se retrouvent dans des installations, des dépotoirs et des décharges non réglementées, alors que d’autres sont brûlées plutôt que recyclés.

«La combustion des déchets plastiques pose un risque important pour la santé des communautés voisines. Certains résidents se plaignent déjà de maladies respiratoires qui seraient causées par la fumée et la pollution provenant de la combustion à l’air libre de ces déchets», peut-on lire dans un communiqué.

«L’échec du gouvernement canadien à prendre des mesures efficaces pour réduire notre empreinte a pour conséquence que nous envoyons nos déchets plastiques dans d’autres pays qui sont déjà accablés par leur propre crise de pollution plastique», a déclaré Sarah King, responsable de la campagne Océans et plastiques de Greenpeace Canada.

«En tant que Canadiens, nous trions chaque jour nos déchets recyclables et non recyclables, en espérant qu’ils soient recyclés de manière durable. Malheureusement, une grande partie est incinérée, enfouie ou carrément abandonnée dans d’autres pays», a-t-elle déploré.

Greenpeace regrette que la stratégie nationale du gouvernement fédéral en matière de déchets plastiques «perpétue le mythe du recyclage». «Alors que les grandes entreprises continuent de promouvoir la production et la consommation de produits à usage unique, des montagnes de déchets, pourtant recyclables, s’accumulent au pays et ailleurs.»

L’organisme demande aux gouvernements et aux entreprises de «se concentrer sur la réduction à la source» en arrêtant la production et la distribution des plastiques à usage unique, et de mettre en place «des systèmes de livraison et de distribution innovants et durables».