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Église et sexualité

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Ainsi, l’archevêché de Montréal considérait, avant de faire volte-face, que l’Église est mieux placée que le ministère de l’Éducation pour déterminer quand et comment enseigner la sexualité à nos enfants. Ah, ben cibole!  

Ces derniers avaient pourtant initialement appuyé ses représentants qui ont contribué à rédiger un guide à l’intention des parents qui souhaiteraient se substituer à l’école. Bien sûr, la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est de se dire que ça prend du culot pour oser donner des leçons en matière d’encadrement de la sexualité quand vous faites partie de l’Église.  

Pédophilie  

Ils se comptent par milliers les jeunes qui ont été violés par des prêtres pervers. Ici comme ailleurs, l’Église a jadis érigé en véritable système le «cover up» de ces agressions, déplaçant les pères fautifs de paroisse en paroisse plutôt que de les exposer, les punir et s’occuper des pauvres victimes. Des personnes blessées dans leur être et marquées à tout jamais.  

Cachez ce corps  

D’entendre les bonnes âmes pures du clergé affirmer haut et fort que l’enseignement des parties du corps, à raison de 5 heures par année, chez des jeunes de 7-8 ans constitue une forme d’agression, ça dépasse l’entendement. Ceux-ci considèrent qu’à cet âge, les étudiants sont davantage disposés à se faire parler du corps du Christ, plutôt que du corps humain. Ils pensent qu’il est préférable d’entendre parler de Zachée plutôt que de dire pénis, et non pas zizi. Qu’il faudrait que nos jeunes soient sensibilisés à l’Immaculée Conception, plutôt que d’être outillés pour reconnaître un attouchement non désiré et l’importance de le dénoncer.  

Par le fait même, ils considèrent qu’il ne faudrait pas trop s’ouvrir aux questions d’identité sexuelle. Exit l’acceptation des différences et des préférences. Au Québec, nous avons sorti à grands coups de pied l’Église de nos institutions. Il faut impérativement que cela demeure ainsi.