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Il aurait fallu en faire plus pour garder Fordia

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Le premier ministre du Québec François Legault estime que la Caisse de dépôt et placement du Québec et Québec auraient pu en faire plus pour garder le siège social du leader mondial minier Fordia ici.

« On a essayé de trouver des partenaires privés qui pourraient en partie être financés par le gouvernement ou par la Caisse, mais on n’a pas réussi à trouver. Est-ce que l’on a cherché assez ? Peut-être pas », a déclaré le premier ministre François Legault.

M. Legault a fait cette déclaration en marge d’une conférence de presse portant sur l’arrivée du géant japonais Denso dans la métropole, hier matin.

Fleuron perdu

Hier, Le Journal racontait l’histoire du copropriétaire et ancien président du fleuron québécois Fordia, Luc Paquet, qui dit avoir tout fait pour éviter de vendre son entreprise familiale à des intérêts étrangers, sans succès.

Malgré de multiples rencontres avec de hauts dirigeants de la Caisse à l’époque, dont Christian Dubé, président actuel du Conseil du trésor du gouvernement Legault, et Pierre Fitzgibbon, alors chez Walter Capital, aujourd’hui ministre de l’Économie et de l’Innovation, M. Paquet regrettait de n’avoir pas pu garder sa PME au Québec.

Devant l’impossibilité de trouver un acheteur québécois, ce n’est pas de gaité de cœur qu’il a vendu l’entreprise fondée par son père en 1977 au géant suédois Epiroc.

Investissement Québec

Hier, le premier ministre a insisté pour dire que ce n’est pas le rôle de la Caisse, ni du gouvernement, ni du Fonds de solidarité FTQ d’être propriétaire à 100 % d’une compagnie, mais qu’il fallait cependant en faire plus pour les garder chez nous.

« Avec Pierre Fitzgibbon, on est en train de revoir le rôle d’Investissement Québec, ça sera annoncé dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Ça fera partie de la mission d’Investissement Québec de protéger les sièges sociaux », a précisé François Legault.

« On a beau vouloir, on a beau travailler, ce n’est pas toujours possible, mais il faut au moins essayer », a conclu M. Legault.