/sports/hockey/canadien
Navigation

Pas du tout prêts à jouer

Pas du tout prêts à jouer
Photo Usa Today Sports

Coup d'oeil sur cet article

SAINT LOUIS | Il faudrait être extrêmement perspicace et d’un optimisme débordant pour trouver des éléments positifs dans le jeu du Canadien face aux Blues. D’ailleurs, Claude Julien n’y est pas arrivé.

Après un match où les siens ont rarement aussi mal paru cette saison, de surcroît contre une équipe qui flirte avec le sous-sol de l’Asssociation de l’Ouest, l’entraîneur-chef n’était pas d’humeur à s’éterniser et à jouer les jovialistes.

Quatre petites questions, à peine 1 min 30 s et c’était la fin des explications avec les journalistes, au terme d’un duel qu’il ne gagnait certainement pas à décortiquer en profondeur.

Sa première réponse, sans gants blancs, suffisait à résumer son humeur massacrante.

« J’ai vu une équipe qui n’était pas prête à jouer. On était extrêmement mous. On n’était pas capables de gagner des bagarres. On n’était même pas capables de gagner des mises en jeu. On n’était juste pas prêts à jouer ce soir [jeudi] », a-t-il martelé.

Pourtant, c’était exactement le genre d’occasion dont le Canadien avait besoin pour se hisser de nouveau dans le portrait des séries, contre des Blues qui se cherchent éperdument et qui figurent parmi les pires équipes du circuit à domicile.

« C’est décevant parce qu’on avait une chance de gagner un match qui est important. Du premier joueur au dernier joueur, on n’était pas là du tout », a-t-il pesté, rappelant au passage que ses hommes avaient laissé filer leurs rares occasions de faire mouche.

« Ils [les Blues] nous ont donné trois échappées où on n’a pas marqué. C’est sûr que ces jeux-là font la différence à un moment donné. »

Évidemment, la piètre qualité de l’avantage numérique est aussi revenue sur le tapis. Selon Julien, le cœur n’y est tout simplement pas.

« L’exécution n’est pas à la vitesse qu’on voudrait. Quand on joue plus ou moins à demi-mesure ou même à trois quarts, ce n’est pas assez. Quand un groupe l’autre bord en désavantage veut travailler plus fort que ton avantage numérique, ça donne les résultats qu’on a présentement », a-t-il analysé.

Des fleurs pour Blais

Du côté des Blues, Samuel Blais a enfoncé le dernier clou dans le cercueil du Canadien avec le quatrième but des siens, sur une séquence de toute beauté. Il s’agissait du deuxième but de sa carrière et du premier contre l’équipe chérie de son enfance.

L’entraîneur par intérim Craig Berube n’a pas tari d’éloges à son endroit.

« C’était vraiment un beau but ! Des jeunes comme lui sont assez limités dans leur temps d’utilisation, ils ont peu d’opportunités, mais ils font du bon travail », a-t-il souligné.