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Samuel Dubé revient de loin

Après avoir été victime d’un caillot de sang, l’attaquant profite d’un nouveau départ avec les Mooseheads

Après avoir été sur la touche pendant trois mois pour soigner un caillot de sang, Samuel Dubé a réintégré l’alignement des Mooseheads le 30 décembre dernier. On le voit ici face aux Remparts, le 5 janvier.
Photo courtoisie, Halifax Mooseheads, David Chan Après avoir été sur la touche pendant trois mois pour soigner un caillot de sang, Samuel Dubé a réintégré l’alignement des Mooseheads le 30 décembre dernier. On le voit ici face aux Remparts, le 5 janvier.

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Il y a des blessures plus terrifiantes que d’autres dans le monde du sport. Le jeune attaquant des Mooseheads de Halifax Samuel Dubé peut en témoigner clairement après avoir failli mettre à la poubelle son rêve de jouer dans la Ligue nationale de hockey.

L’histoire, qui finit heureusement bien, débute quelques jours après que Dubé eut disputé son deuxième match en carrière dans la LHJMQ, à Charlottetown. Il se retrouvait ainsi devant une situation à faire frémir alors qu’il avait un caillot de sang dans la jambe. Disons qu’à 16 ans, ce n’était pas les débuts auxquels s’attendait le jeune hockeyeur né en Allemagne, dont le père est Québécois. Son avenir comme hockeyeur était en danger. Le 2 octobre, les Mooseheads annonçaient que leur recrue de 16 ans était placée sur la liste des blessés pour une période indéterminée. « Je pleurais un peu et j’ai appelé mes parents. C’était un moment difficile, mais c’est maintenant derrière moi, et je regarde vers l’avant. J’étais très effrayé après ce que le docteur m’a dit, mais je sais maintenant tout ce dont j’ai besoin pour éviter qu’une telle situation se reproduise. Je sais comment mieux me préparer », confiait le jeune homme dans les couloirs du Scoatiabank Centre lors du récent passage du Journal à Halifax.

Une veine touchée

Si Dubé a pu renouer avec l’action le 30 décembre dernier après trois mois de convalescence, il reste difficile pour lui d’identifier la cause exacte de ce caillot sanguin. Tout ce qu’il sait, cependant, c’est qu’il ne veut plus avoir à combattre ce problème à l’avenir.

« Je crois que quelque chose a touché une veine de ma cheville. Et, après un long voyage en autobus, [l’artère] s’est bouchée. Et, j’ai eu une crampe au mollet pendant les trois jours qui ont suivi. Je suis ensuite allé à l’hôpital, où ils ont découvert ce que j’avais. J’ai commencé à me sentir mieux deux semaines après le diagnostic et j’ai pu retourner sur la glace », a-t-il raconté.

Dubé remerciait d’ailleurs encore l’organisation des Mooseheads pour le soutien qu’elle lui a apporté pendant qu’il récupérait. L’entraîneur-chef, Éric Veilleux, avoue avoir lui-même été quelque peu secoué en apprenant la nouvelle.

« Se faire dire qu’il y a des chances que tu ne joues plus au hockey à 16 ans, pour le jeune et même pour nous, à un moment donné, tu te dis “wow, OK...”. Depuis qu’il est revenu, il est meilleur que ce que j’avais vu jusque-là et meilleur que ce à quoi je m’attendais », a mentionné Veilleux, qui voit en son poulain un excellent potentiel.

Le hockey junior : le rêve

Dubé est né dans la petite ville de Bad Tölz, en Allemagne, lorsque son père, Yanick Dubé, une ancienne gloire du Titan de Laval, défendait les couleurs du club local. Il n’avait jamais chaussé les patins de ce côté-ci de l’Atlantique avant cette saison. Les Orignaux l’ont sélectionné au premier tour en juin dernier (12e au total).

« Je voulais jouer dans la LHJMQ depuis longtemps. J’ai regardé le repêchage en direct de chez moi et j’étais très content d’être repêché. Je suis venu pour me permettre de me développer davantage. Il y a plus de recruteurs et je peux montrer toute l’étendue de mon talent devant tout ce monde. J’espère jouer un jour dans la LNH », expliquait celui qui possède la double nationalité allemande et canadienne. Même si son père est un fier Gaspésien, le jeune homme ne parle pas français, s’exprimant plutôt en anglais et en allemand. Sa mère est d’ailleurs originaire de ce pays d’Europe de l’Ouest.

Dubé, dont le père fait partie des entraîneurs du programme de hockey de l’EC Red Bull de Salzbourg, devra choisir son camp lors de compétitions sanctionnées par l’IIHF. Une décision déchirante s’annonce donc en perspective. « Je me sens moitié Allemand, moitié Canadien ! C’est une décision que j’aurai à prendre. Ça va dépendre du déroulement du reste de ma saison. Je verrai. Ce serait formidable de jouer pour Équipe Canada junior, parce que le Canada est un excellent pays de hockey, et ça a toujours été mon rêve de participer aux Championnats du monde juniors. »

Des équipes aux mains liées

L’ancien gardien de l’Armada, Francis Leclerc, aurait pu se retrouver à Québec l’an passé après avoir été placé au ballottage, n’eût été la réglementation en place.
Photo d’archives, Agence QMI
L’ancien gardien de l’Armada, Francis Leclerc, aurait pu se retrouver à Québec l’an passé après avoir été placé au ballottage, n’eût été la réglementation en place.

L’Armada de Blainville-Boisbriand et les Remparts de Québec ont fait le plein de choix au repêchage pendant la dernière période des transactions. Alors que certaines de ces sélections se transformeront en joueurs pour les deux équipes, d’autres atterriront éventuellement ailleurs, ce qui risque de créer tout un casse-tête pour de futures transactions en raison de la réglementation en place.

Rappelons que les deux équipes ne peuvent plus transiger entre elles ni obtenir un joueur ou un choix ayant précédemment appartenu à l’autre organisation depuis que le groupe Québecor s’est porté acquéreur des Remparts à l’automne 2014. Cela signifie donc qu’un joueur ayant amorcé sa carrière à Boisbriand et qui aura ensuite porté les couleurs de deux autres organisations ne pourra aboutir à Québec. Et vice-versa. Idem pour les choix au repêchage !

« La réglementation est claire : il ne peut y avoir d’échanges directs ou indirects entre les deux équipes. Et à moins d’un changement de réglementation voté par l’Assemblée des membres, la situation restera inchangée. Il faut tracer une ligne et c’est ce qui a été fait », a plaidé le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin.

Directeur général de l’Armada, Pierre Cloutier comprend les raisons qui ont poussé les autorités du circuit Courteau à déployer ce mécanisme, mais il ne cache pas qu’un assouplissement aiderait tout le monde, joueurs compris.

« Il y a peut-être des joueurs soumis au ballottage, par exemple, qui ne pourront pas finir leur carrière junior dans la LHJMQ parce que même si on [les Remparts et l’Armada] avait une place pour lui, cela serait impossible pour nous de l’accueillir », a expliqué Cloutier.

On n’a qu’à penser l’an passé au gardien Francis Leclerc qui intéressait l’ancien patron des Remparts, Philippe Boucher, lorsqu’il s’était retrouvé au ballottage. En raison de la réglementation, Québec avait dû abandonner le projet. Leclerc a finalement abouti à Baie-Comeau.

Un comité indépendant ?

Cloutier propose la mise sur pied d’un comité indépendant composé d’acteurs du circuit qui trancherait dans le cas de transactions impliquant les deux franchises ou de joueurs/choix leur ayant jadis appartenu.

« Ça prend du discernement. Il y a moyen de trouver des pistes de solution qui ne vont pas favoriser l’une ou l’autre des organisations, parce qu’en fin de compte, c’est un règlement qui peut affecter les joueurs eux-mêmes. »

Dans le calepin...

Les Wildcats de Moncton ont décidé qu’il était temps de passer à autre chose, montrant la sortie à leur entraîneur Darren Rumble après que l’équipe du Nouveau-Bruswick eut conservé une fiche de 5-9-3 à ses 17 dernières rencontres, au moment du congédiement de Rumble en début de semaine. Plusieurs noms ont circulé dans les derniers jours pour sa succession, mais selon le confrère Jean-François Plante, du journal Le Droit, c’est l’ancien entraîneur de la LNH, John Torchetti, qui prendra la relève. Ce même Torchetti, qui était jusqu’à l’an passé joint aux Red Wings de Detroit, a dirigé les Wildcats lors de la saison 2006-2007 avant de se joindre aux Blackhawks de Chicago. Le natif de Boston est âgé de 54 ans.

En dirigeant pour la 584e fois les Remparts en saison régulière, mercredi soir, Patrick Roy (2005 à 2013 et depuis 2018) s’est hissé au cinquième rang de tous les temps chez les entraîneurs pour le plus grand nombre de parties dirigées avec la même équipe. Benoît Groulx (720) est le meneur incontesté pour son boulot à la barre des Olympiques, suivi d’André Tourigny (693, Rouyn-Noranda), Denis Francoeur (656, Shawinigan) et Pascal Vincent (619, Cap-Breton).

Le Storm de Guelph a frappé un grand coup dans la Ligue de l’Ontario (OHL) en faisant l’acquisition de l’espoir du Canadien, Nick Suzuki, qui s’alignait avec l’Attack d’Owen Sound depuis trois ans et demi. Auteur de 45 points en 30 rencontres et membre de l’équipe canadienne junior, l’attaquant de 19 ans se joint à une formation pointant au septième rang du classement général, à 15 points du sommet occupé par les puissants 67’s d’Ottawa dirigés par André Tourigny. La transaction implique six joueurs et quatre choix au repêchage. C’était le deuxième changement majeur à Owen Sound alors que le club s’était départi dans les jours précédents du vétéran de 20 ans Kevin Hancock, troisième meilleur pointeur avec 62 points, en l’échangeant aux Knights de London, meneurs de la Conférence de l’Est.

Le face-à-face

Egor Serdyuk

Après avoir été sur la touche pendant trois mois pour soigner un caillot de sang, Samuel Dubé a réintégré l’alignement des Mooseheads le 30 décembre dernier. On le voit ici face aux Remparts, le 5 janvier.
Photo courtoisie

Tigres | Ailier droit

  • Buts 15
  • Aides 18
  • Points 33
  • Différentiel +1

Dmitry Zavgorodniy

Après avoir été sur la touche pendant trois mois pour soigner un caillot de sang, Samuel Dubé a réintégré l’alignement des Mooseheads le 30 décembre dernier. On le voit ici face aux Remparts, le 5 janvier.
Photo Jean-Francois Desgagnés

Océanic | Ailier droit

  • Buts 19
  • Aides 25
  • Points 44
  • Différentiel +17

1500: Les Remparts de Québec ont disputé leur 1500e match depuis leur renaissance en 1997 en accueillant la visite des Tigres de Victoriaville, vendredi, au Centre Vidéotron.

61: Avant les matchs de jeudi soir, 61 buts avaient été marqués en tirs de barrage en 184 tentatives, ce qui signifie que le pourcentage de réussite des attaquants et des défenseurs ne s’élève qu’à 33,15 %.

72: Les villes de Gatineau et de Chicoutimi déposaient le 8 janvier 1972 des demandes pour obtenir une concession de la LHJMQ.