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JiC à TVA Sports: le défi de la carrière de Jean-Charles Lajoie

L'animateur veut reproduire le succès qu’il a eu à la radio avec son émission à TVA Sports

JC Lajoie
Chantal Poirier / JdeM

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Jean-Charles Lajoie entamera lundi le «défi de sa carrière» avec sa nouvelle émission, JiC, à TVA Sports. Une émission qui n’a «pas la prétention de révolutionner le genre», mais qui, assurément, apportera un vent nouveau, dit-il.  

Derrière son bureau en forme de stade, dans un décor léché et lumineux qui ressemble aux grands plateaux américains, il recevra une panoplie de collaborateurs autant du milieu sportif qu’artistique. Entrevues et débats sont au menu de cette émission de deux heures, diffusée du lundi au vendredi en direct, dont il a développé le concept.    

«Ce que j’aime de ce projet-là, c’est qu’on ne m’a pas approché en me présentant un tout-inclus déjà préparé, dit celui qui a déjà travaillé à TVA Sports lors de la naissance de la chaîne, en 2012. On me donnait l’opportunité de construire le contenu, d’imaginer le show.»    

Renaud Lavoie sera à ses côtés tous les jours, tout comme Geneviève Tardif, qui se chargera des réseaux sociaux et du segment Les feux de l’amour, qui nous rapportera tous les potins du milieu sportif.    

JC Lajoie
Photo Chantal Poirier

Sans avoir «la prétention de réinventer la roue», Jean-Charles Lajoie traitera l’information de manière différente d’un simple bulletin de nouvelles sportives. Pas question ici de passer les mêmes séquences du jour en boucle. Il promet une facture visuelle recherchée et une formule dynamique.    

«J’ai fait une émission que j’aimerais regarder, confie-t-il au Journal. À la radio, j’animais une émission que j’aurais aimé écouter. C’est à partir de ce seul principe-là que j’ai imaginé le concept avec Éric Belley [producteur]. Juste avec le visuel, les gens vont se sentir bien!»    

Reconstruire un succès  

L’animateur coloré passe à l’écran après de nombreuses années à la radio, médium qu’il a quitté en novembre alors qu’il était au sommet. Jean-Charles Lajoie confie d’ailleurs, bien humblement, qu’il aimerait reproduire le même succès qu’il a bâti au 91,9 Sports.    

JC Lajoie
Photo Chantal Poirier

«Je ne m’attends pas à péter des scores à tout casser dans le premier trimestre. J’ai envie de gravir cet Everest-là comme je l’ai fait à la radio. Pour moi, ça génère une dopamine presque inégalée. Quand j’ai commencé à la radio, j’avais 0,4 part de marché. Quand j’ai quitté, j’avais 14 parts. Les auditeurs, on les a gagnés chaque jour.»    

Il avait développé au fil des ans quelque chose de précieux : un rapport inébranlable avec les auditeurs, «les chums», comme il les appelle affectueusement. N’avait-il pas peur de briser ce lien fragile en quittant la radio?    

«Cette peur-là m’habite quotidiennement, avoue-t-il. Et elle m’habitait alors que le show de radio allait très, très bien. Si tu n’as pas cette trouille-là, c’est là que tu commences à prendre les gens pour acquis et c’est une erreur épouvantable.   

JC Lajoie
Photo Chantal Poirier

«Je ne ressens pas de pression. La pression, c’est pour les perdants. Mais le trac, c’est pour les gagnants. Et j’ai un trac extraordinaire. »    

Liberté de parole  

Les habitués retrouveront le même Jean-Charles qu’à la radio : indépendant et libre de ses propos. Et pas question non plus de le mettre en veston cravate!    

«Je n’ai pas besoin de laisse. Le chien a appris à être docile quand c’est le temps, à ne pas dépasser les limites du terrain de jeu», conclut-il.    

Un rêve pour Geneviève Tardif    

JC Lajoie
Photo Chantal Poirier

Seule fille de l’alignement de JiC, Geneviève Tardif réalise un grand rêve en travaillant pour la chaîne sportive.«Depuis les débuts de TVA Sports, j’envoyais mon CV et mes démos chaque année», raconte-t-elle.    

Passionnée de sports depuis toujours, Geneviève Tardif est une touche-à-tout qui gravite dans le milieu des médias depuis 10 ans. Elle a entre autres travaillé pour la Ligue canadienne de football, a déjà couvert des événements comme la Coupe Grey et travaillé pour Tennis Canada.    

«Je vais donner mon opinion sur certains sujets tous les jours. Je vais avoir une chronique pour parler des potins dans le milieu du sport. Je vais surveiller les réseaux sociaux et être la transmission entre Jean-Charles et le public. C’est exactement ce genre d’émission là que je rêve de faire depuis toujours.»