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Le shakespeare de Robert Lepage

Le shakespeare de Robert Lepage
Photo courtoisie, Jean-François Gratton

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La tragédie de Shakespeare, Coriolan, qui remonte au début des années 1600, connaîtra une cure de jeunesse grâce à une nouvelle mise en scène signée Robert Lepage. Mettant en vedette Alexandre Goyette, Anne-Marie Cadieux et Rémy Girard, qui seront entourés de quinze comédiens, cette adaptation contemporaine s’annonce haute en couleur, en projections, en effets spéciaux et en prouesses technologiques.

Après avoir été présentée au festival de Stratford en anglais, en juin 2018, où l’on a qualifié la production théâtrale de visuellement époustouflante, la nouvelle mise en scène de Robert Lepage atterrira dans quelques jours sur les planches du TNM avec une toute nouvelle distribution.

« C’est vraiment un bonheur de retrouver Robert Lepage qui a été important dans ma carrière, et je l’admire beaucoup », confie Anne-Marie Cadieux qui a travaillé à plusieurs reprises avec Robert Lepage au cours des 25 dernières années. « On a même travaillé ensemble sur des pièces de Shakespeare, dont une trilogie regroupant Macbeth, La Tempête et Coriolan », précise-t-elle.

D’ailleurs, Robert Lepage est un amoureux de l’œuvre de Shakespeare, ce qui explique qu’il en a monté pas moins d’une quinzaine. Uniquement pour Coriolan, il en est à sa troisième mise en scène, sa première remonte à 1983.

Un grand défi

Anne-Marie Cadieux campera Voluminia, la mère de Coriolan, qui élève seul son fils, ce dernier étant personnifié par Alexandre Goyette.

« C’est un grand défi, Voluminia est un personnage plus grand que nature », souligne la comédienne qui a joué ce même personnage en 1993. « C’est une femme imposante et forte, un grand personnage féminin. »

D’ailleurs, le rapport entre la mère et le fils est très fort et elle a beaucoup d’ambition pour lui. « Elle adore son fils, et celui-ci veut lui plaire », ajoute-t-elle. « Même s’il n’y a rien d’incestueux, nous sommes dans une relation fusionnelle entre la mère et le fils. »

Un récit politique

« C’est la mère qui veut faire de Coriolan un homme politique », annonce Anne-Marie Cadieux. C’est après avoir conquis à lui seul la ville ennemie de Corioles, que Marcius a été surnommé Coriolan.

« Coriolan est un guerrier, ce qui plaît beaucoup à la mère », dit la comédienne. Mais le Coriolan guerrier, issu de l’aristocratie, qui sait faire preuve d’héroïsme est aussi un être prétentieux et arrogant qui méprise son peuple. Il deviendra politicien, mais son manque de diplomatie fera en sorte que l’on assistera à une crise d’État.

Parmi les nombreux autres personnages de cette histoire composée de jeu de pouvoir et de manipulation, mentionnons Ménénius, l’ami de Coriolan, incarné par Rémy Girard.

C’est principalement grâce à la technologie, à la signature de Lepage, que l’on assistera à une relecture contemporaine de ce grand classique. « C’est très cinématographique, nous sommes dans le contemporain, avec l’ère des textos », révèle la comédienne.

Anne-Marie Cadieux sera très présente sur les planches cette saison. En plus de son rôle au TNM, elle sera au Prospero en mars dans Les larmes amères de Petra von Kant, et elle sera dans le cadre du FTA dans la pièce Soif en mai prochain.

Coriolan

  • Auteur : D’après l’œuvre de Shakespeare
  • Mise en scène : Robert Lepage
  • Traduction et adaptation : Michel Garneau
  • Distribution : Mikhaïl Ahooja, Ariane Bellavance-Fafard, Jean-François Blanchard, Louise Bombardier, Anne-Marie Cadieux, Jean-François Casabonne, Lyndz Dantiste, Rémy Girard, Alexandre Goyette, Reda Guerinik, Tania Kontoyanni, Gabriel Lemire, Jean-Moïse Martin, Widemir Normil, Eliott Plamondon, Philippe Thibault-Denis, Jess Viens et Tatiana Zinga Botao
  • Du 15 janvier au 9 février (supplémentaires jusqu’au 16 février)
  • Au TNM (salle principale)