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Les limites de la parité

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En remplaçant l’ubuesque MarieChantal Chassé par le prosaïque Benoit Charette, François Legault a fait ce qu’il devait faire. La première n’avait manifestement rien à faire au Conseil des ministres et tournait son gouvernement en ridicule. Le second est un politicien expérimenté qui saura occuper ses nouvelles fonctions sans gêner son gouvernement.

Féminisme

Normalement, l’histoire aurait pu s’arrêter là.

Mais c’était sans compter le zèle d’une certaine frange du mouvement féministe, qui ne jure plus que par la parité. Sur les réseaux sociaux, on a ainsi reproché au premier ministre d’avoir remplacé une femme par un homme et d’avoir renoncé au principe de parité dans la composition de son gouvernement.

Hélène David, du PLQ, a aussi relayé cette critique en se désolant de la fin de la parité au Conseil des ministres.

Traduisons tout cela en français normal.

Selon les mécontents du jour, Benoit Charette n’aurait pas dû être nommé parce qu’il est un homme. On aurait dû le discriminer sur la base de son sexe.

Inversement, François Legault aurait dû choisir une femme d’abord et avant tout sur la base de son sexe. Elle n’aurait pas dû être choisie sur la base de son talent, mais en tant que chair à quota.

Faut-il rappeler que cette logique est humiliante pour les femmes ?

On voit là l’absurdité du principe paritaire, auquel tous les partis politiques sont invités à se soumettre.

Compétence

Au moment de pourvoir à un poste, la seule question qu’on devrait se poser devrait être celle de la compétence. Que la personne soit un homme ou une femme, un Noir, un Blanc ou un Asiatique ne devrait aucunement compter. Mais nous vivons dans un monde obsédé par le sexe et par la race et qui s’américanise très rapidement.

Même s’il faut déplaire à certaines féministes, on le redira pourtant : la parité est une mauvaise idée.