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Les richesses de Puerto Plata

Les richesses de Puerto Plata
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PUERTO PLATA | Lorsqu’on pense à la République dominicaine, on associe souvent le pays à la destination prisée qu’est Punta Cana. Bien que les touristes aient moins le réflexe de se poser à Puerto Plata, la région offre pourtant le meilleur de la République, de son histoire fascinante à ses eaux turquoise et ses complexes touristiques à taille humaine.

Puerto Plata signifie « port d’argent », ville ainsi nommée par son fondateur Christophe Colomb en janvier 1493, en raison des reflets argentés des nuages sur la mer. Ses paysages, ses plages paradi­siaques, sa culture et son histoire font de la ville, la troisième en importance de la République, un incontournable à visiter pour ceux qui aiment sortir des tout-inclus.

Le Centre-ville coloré de Puerto Plata.
Photo Sandra Godin
Le Centre-ville coloré de Puerto Plata.

Ville très colorée et vibrante, Puerto Plata compte 300 000 habitants. Les édifices coloniaux abondent et regorgent de restaurants, cafés, boutiques et de street art.

Des plages paradisiaques

Sortons d’abord un peu de la ville. Les nombreux petits coins de paradis autour de Puerto Plata font partie de sa renommée.

À 25 km de la ville se trouve Sosua Beach, une des plus belles plages des Caraïbes, située dans une baie bordée de montagnes. Une plage de rêve avec son eau claire et calme, qui fera le bonheur des amateurs de plongée en apnée.

Une panoplie de restaurants et bars borde la plage, pour ceux qui voudraient faire la fête avec les locaux et se laisser aller à quelques pas de bachata ou de merengue.

Quant aux vagues qui frappent sans relâche la plage de Cabarete, elles en font le paradis des surfeurs (voir ci-dessous).

La grande plage de San Juan, où se trouve le Grand Bahia Principe, a aussi des qualités exceptionnelles. Le sable caramel, l’eau turquoise, le calme... tout est propice aux activités nautiques.

Un panorama fabuleux

Revenons au cœur de Puerto Plata. La ville possède d’abord le seul téléphérique de toutes les Caraïbes. Construit en 1974, il relie la ville au mont Isabel De Torres, à une altitude de 800 mètres.

Puerto Plata possède le seul téléphérique des Caraïbes, qui nous mène à une altitude de 800 mètres. Il offre un magnifique panorama sur la ville.
Photo Sandra Godin
Puerto Plata possède le seul téléphérique des Caraïbes, qui nous mène à une altitude de 800 mètres. Il offre un magnifique panorama sur la ville.

Non seulement le panorama est extraordinaire­­­, mais on peut passer plusieurs heures à se balader dans la forêt luxuriante de la montagne, où poussent près de 600 espèces de plantes. Avec son sentier aménagé, il est possible de grimper le mont à pied.

Pour les friands d’histoire, le fort San Felipe, une ancienne prison datant de 1577 transformée en musée qui raconte l’histoire de Puerto Plata, offre aussi un panorama exceptionnel.

Pour les gourmands

Même si l’hiver est une période privilégiée pour voyager dans les pays chauds, vous ne devriez pas hésiter à visiter la République dominicaine en été. La température plus élevée rend les saveurs exquises : les mangues, melons, ananas, avocats, papayes sont savoureux comme vous ne les aurez jamais goûtés.

Sur la route, des locaux tiennent des kiosques de délices dominicains, comme le <i>chicharron</i> (couenne de porc frite) et les <i>dulce de almendra</i>, des biscuits aux amandes décadents.
Photo Sandra Godin
Sur la route, des locaux tiennent des kiosques de délices dominicains, comme le chicharron (couenne de porc frite) et les dulce de almendra, des biscuits aux amandes décadents.

Parmi les bonnes adresses où casser la croûte, le restaurant El Bergantin, qui était jadis un club réservé aux femmes bien nanties de Puerto Plata, est parfait pour découvrir des plats typiquement dominicains.

Il faudra un peu plus d’efforts pour trouver le meilleur dessert en ville, mais le détour en vaut la peine. Dans une toute petite maison sur la rue Maella, une vieille dame fabrique des dulce de coco con leche, des bouchées crémeuses à la noix de coco qu’on mange avec les doigts. Un pur délice.

Le tour de ville des compagnies touristiques vous fera aussi faire un petit arrêt dans une fabrique de cigares, où l’on peut déguster un peu de mamajuana, la boisson typique de la République dominicaine, faite de miel, de rhum, de vin rouge et d’écorces de bois de Gaïac. On lui prête des propriétés médicinales... et aphrodisiaques.

 

Un arrêt chez Brugal

Jassil Villanueva
Photo Sandra Godin
Jassil Villanueva

Fondée il y a 130 ans, en 1888, la distillerie Brugal fournit 70 % de tout le rhum de la République dominicaine. Troisième plus grand producteur au monde, Brugal est le fruit du travail de cinq générations. Seuls les membres de la famille sont autorisés à devenir maîtres brasseurs. La dernière d’entre elles est Jassil Villanueva qui, à 32 ans seulement, est la première femme de l’histoire de la famille à acquérir ce titre. Selon un article de Forbes paru en 2015 qui lui est consacré, elle est la plus jeune master of blend de toute l’industrie des alcools forts. Si vous le demandez, vous pourrez faire la visite avec un des membres de la famille Brugal. Lors du passage du Journal, Jassil Villanueva a raconté sa passionnante histoire, les défis liés à sa présence dans un monde réservé aux hommes depuis fort longtemps, et expliqué tout le processus de fermentation. La marque de commerce de Brugal ? Ses bouteilles recouvertes d’un filet. Bien sûr, on ne vous laisse pas repartir sans une généreuse dégustation.

 

Plein air et sensations fortes à Puerto Plata

L’adrénaline ne manque pas à Damajagua, une excursion dans la forêt tropicale où il faut sauter d’une chute à l’autre, ou emprunter une glissade d’eau naturelle.
Photo courtoisie, Entre2escales.com
L’adrénaline ne manque pas à Damajagua, une excursion dans la forêt tropicale où il faut sauter d’une chute à l’autre, ou emprunter une glissade d’eau naturelle.

Soif d’aventure ? Sauts dans les chutes d’eau, plongée en apnée, kitesurfing, golf ou excursions en bateau : la région de Puerto Plata saura satisfaire les esprits les plus sportifs ou les simples amateurs de plein air.

Il faudra faire un peu de route pour se rendre à Punta Rucia. Mais c’est à partir de là qu’on prend le large. Après un arrêt dans une piscine naturelle, on prend la direction de Cayo Arena, une minuscule île de sable blanc qui émerge au beau milieu de l’océan.

Cabarete est un village de surf de 
catégorie mondiale. Boutiques, 
instructeurs, location de matériel : on y trouve toutes les ressources pour pratiquer les sports de voile, en plus de charmants restaurants et bars directement sur la plage.
Photo Sandra Godin
Cabarete est un village de surf de catégorie mondiale. Boutiques, instructeurs, location de matériel : on y trouve toutes les ressources pour pratiquer les sports de voile, en plus de charmants restaurants et bars directement sur la plage.

Sans vouloir tomber dans les clichés, Cayo Arena n’est rien de moins qu’un paradis sur terre. Île entourée de coraux, l’endroit – où il est possible d’emprunter l’équipement de plongée – nous permet de nager avec des bancs de poissons. L’expérience est unique.

Après la plongée en apnée, il est possible de monter à bord d’une embarcation à moteur qui nous propulse à haute vitesse sur le littoral, dans une forêt de mangroves, un écosystème de marais parfaitement adapté au cycle des marées.

Une embarcation à moteur nous fait découvrir les mangroves, un écosystème de marais fascinant, qui évolue au gré des marées. Les mangroves abritent de nombreuses espèces végétales et animales. 
Lors de notre excursion, notre guide a plongé dans les eaux peu profondes pour en extirper un crabe, avant de le remettre à l’eau.
Photo courtoisie, Vacances Air Canada
Une embarcation à moteur nous fait découvrir les mangroves, un écosystème de marais fascinant, qui évolue au gré des marées. Les mangroves abritent de nombreuses espèces végétales et animales. Lors de notre excursion, notre guide a plongé dans les eaux peu profondes pour en extirper un crabe, avant de le remettre à l’eau.

Dans cette véritable niche écologique qui ne se trouve que dans des zones tropicales humides, on peut observer de nombreuses espèces d’oiseaux et d’amphibiens, si la chance le permet.

L’excursion se conclut dans la détente avec un repas typiquement dominicain sur une autre des plages paradisiaques de la côte nord-ouest de la République.

Un village de surf

Pour les amateurs d’activités nautiques, le village de Carabete est le paradis des sports de voile et est réputé comme étant un des meilleurs endroits au monde pour pratiquer le kitesurfing, grâce à ses eaux chaudes et ses bonnes bourrasques.

Le <i>snorkeling</i> autour de l’île de Cayo Arena, un banc de sable qui émerge au beau milieu de l’océan, est une expérience unique.
Photo courtoisie, Entre2escales.com
Le snorkeling autour de l’île de Cayo Arena, un banc de sable qui émerge au beau milieu de l’océan, est une expérience unique.

Lors de notre passage, plusieurs dizaines de personnes affrontaient les vagues avec des prouesses complexes et impressionnantes. On y retrouve toutes les ressources nécessaires pour pratiquer ce sport. Cabarete accueille d’ailleurs la coupe du monde en juin chaque année.

À couper le souffle

Mais le summum des sensations fortes se vivra à Damajagua, un parcours de 27 cascades appelé 27 Charcos de Damajagua, un site qui sort de l’ordinaire.

Au bout d’un long sentier aux allures de jungle – une randonnée plutôt exigeante qui dure au moins 45 minutes, puisqu’on doit grimper jusqu’au sommet des chutes –, on entame, muni d’un gilet de sauvetage, d’un casque, et encadré par des guides locaux, une excursion qui nous fait sauter d’une chute à l’autre.

Des glissades d’eau naturelles sont aussi forgées dans le canyon aux parois vertigineuses. Il est préférable de ne pas avoir peur des hauteurs et de l’eau : la plus haute chute de laquelle il faut s’élancer fait 25 pieds.

Le site est tout de même aménagé pour ceux qui ont peur des hauteurs, mais qui voudraient profiter d’une journée de baignade dans les eaux cristallines et un décor à la Indiana Jones. Il est possible de contourner chaque chute (sauf la première) grâce à des escaliers en bois, une voie nommée chicken road (la route des poules mouillées).

Selon le forfait, on peut faire les 27 chutes – il faut prévoir une journée complète et être en excellente forme physique – ou en faire seulement 12 ou 9, ce qui prendra environ une demi-journée. Peu importe, l’expérience est inoubliable !

Il est aussi possible de trouver à Puerto Plata des aventures en tyrolienne, un parcours de golf et de l’équitation.


Le Journal a été invité par Vacances Air Canada et a été logé au Grand Bahia Principe de San Juan.