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Une belle découverte

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Un livre qui a fait notre bonheur durant le temps des Fêtes et qu’on s’empresse de recommander sans réserve.

C’est le second roman de l’auteur français Fabrice Caro, que les amateurs de bandes dessinées connaissent probablement nettement mieux sous le nom de Fabcaro. Délaissant sa planche à dessin, il nous offre ainsi une fiction cocasse à souhait – on a souvent ri à gorge déployée – ayant pour cadre un souper de famille peu banal qui finira surtout par être un vrai régal pour l’esprit !

Pendant que les femmes de la maison s’affaireront à la cuisine, Adrien, un quadragénaire introverti au moral fragile, se verra en effet proposer de faire un petit discours lors du mariage prochain de sa sœur. « Que quelques mots, rien de très élaboré », précise au passage Ludo, son futur beau-frère. Mais pour Adrien, ce sera déjà beaucoup trop, car d’emblée, il n’aura pas la moindre idée de ce qu’il pourrait bien y dire de bon.

Les pieds dans les plats

À ce stade, il faut savoir qu’Adrien a déjà connu des jours franchement meilleurs : un long mois plus tôt, sa copine Sonia lui a demandé de mettre leur relation sur « Pause » et, pour l’instant, elle ne semble toujours pas pressée d’appuyer à nouveau sur cette touche afin de reprendre le cours de leur terne histoire d’amour totalement dénuée de suspense. Du coup, à peine arrivé chez ses parents, Adrien ne trouvera rien de mieux à faire que de lui envoyer un texto aussi bref qu’insignifiant. Et, entre deux plats, tout en guettant désespérément sa réponse, il commencera à songer aux éventuelles grandes lignes de son discours.

Un roman savoureux qu’on a dégusté jusqu’à la dernière ligne.

Frissons garantis

Le collectionneur

<b><i>Fiona Cummins</i></b><br>
aux Éditions Slatkine et Cie, 512 pages
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Fiona Cummins
aux Éditions Slatkine et Cie, 512 pages

 

Quelques mois plus tard dans les Maritimes, on est tombé sur une lecture d’Halloween digne de ce nom. Et ce, pour deux raisons. La première ? Même si on ne peut plus compter le nombre de bouquins mettant en scène des tueurs en série archi tordus, celui qu’on sera ici forcé de côtoyer se hisse en bonne place dans le palmarès des psychopathes complètement déjantés. La seconde ? Même si sa facture classique et son style parfois un peu lourd sont à des lieues de révolutionner le genre, ce thriller a assez vite réussi à nous captiver et à nous glacer le sang.

Plusieurs cadavres dans le placard

Trêve de blabla pour entrer directement dans le vif du sujet : poursuivant une tradition familiale instituée depuis déjà plusieurs générations, un homme menant une vie parfaitement ordinaire de jour se transforme de nuit en monstre sanguinaire afin d’enrichir la collection d’un musée méconnu des touristes. Un musée londonien qui n’a absolument rien à voir avec celui du Louvre, puisqu’il n’expose que des ossements humains hors-norme. Du coup, ceux de deux jeunes enfants souffrant d’une rarissime maladie génétique pourraient très bientôt enrichir ce morbide échantillonnage de squelettes... Bref, un page-turner susceptible de déclasser Hannibal Lecter !

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Miss Jane

Brad Watson, aux Éditions Grasset, 384 pages
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Brad Watson, aux Éditions Grasset, 384 pages

 

En naissant en 1915 dans une ferme du Mississippi, Jane Chisolm n’aura malheureusement pas la chance d’accéder à tous les traitements aujourd’hui prodigués aux enfants ayant le même genre de malformation congénitale qu’elle. De ce fait, elle devra apprendre à s’accommoder de son gênant handicap – une malformation des sphincters – et, en découvrant son histoire, on appréciera soudainement beaucoup plus ce que la vie nous a donné.


Les sœurs Livanos

Stéphanie Des Horts, aux Éditions Albin Michel, 256 pages
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Stéphanie Des Horts, aux Éditions Albin Michel, 256 pages

 

Au départ, Eugenia et Athina Livanos avaient vraiment tout pour être heureuses : la jeunesse, la beauté et de l’argent à foison, leur père Stavros Livanos étant l’un des plus riches armateurs d’Europe. Mais lorsqu’Athina décidera d’épouser le richissime Aristote Onassis et qu’Eugenia l’imitera avec le tout aussi riche Stávros Niárchos, les choses commenceront peu à peu à déraper, et ce livre, qu’on a eu la surprise de lire avec intérêt, raconte fort bien pourquoi.


La cité des rêves

Tyler Anbinder, aux Éditions Perrin, 864 pages
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Tyler Anbinder, aux Éditions Perrin, 864 pages

Si on a l’intention d’aller faire un petit tour à New York pendant la semaine de relâche, ce lourd pavé se révélera rapidement captivant. Racontant en détail toute l’histoire de cette mégalopole depuis sa fondation – mieux connue à l’époque sous le nom de Nouvelle-Amsterdam –, il s’intéresse en effet surtout aux millions d’immigrants néerlandais, anglais, irlandais, allemands, italiens, juifs ou chinois qui ont choisi de venir s’y installer.


Le loup – Une histoire culturelle

Michel Pastoureau, aux Éditions du Seuil, 
160 pages
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Michel Pastoureau, aux Éditions du Seuil, 160 pages

Au cours des siècles passés, bien des gens ont crié « Au loup », ce mammifère carnivore ayant souvent été considéré comme un animal « vorace, méchant et dangereux ». Remontant jusqu’à l’Antiquité, le célèbre historien médiéviste français Michel Pastoureau nous explique pourquoi, en détaillant aussi toutes les fables, croyances et superstitions qui en ont découlé.