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Des vieilles enseignes connues pourraient un jour reprendre vie

Des passionnés aimeraient en exposer sur les murs d’immeubles du centre-ville

Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.

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Une association et un professeur de l’Université Concordia qui entrepose et expose des anciennes enseignes souhaitent convaincre la Ville de Montréal de trouver un site où des affiches qui ont marqué l’histoire urbaine pourraient être exhibées.

« On est enfin reconnus, c’est la première fois qu’on entendait le peuple se prononcer sur les enseignes en faisant du “bruit” », soutient Pierre Carreau, directeur de l’Association québécoise de l’industrie de l’enseigne (AQIE), en référence au battage médiatique du démantèlement de l’affiche du magasin Archambault sur la rue Sainte-Catherine Est, en novembre.

« On veut qu’une cinquantaine de vieilles enseignes soient intégrées sur des murs extérieurs à Montréal, dit-il, pas dans les poubelles. Les gens se souviennent de ces commerces d’autrefois, et ça éveille de la nostalgie en eux, ils aiment ça. »

Pour affirmer cela, M. Carreau se base sur une de ses récentes publications Facebook de vieux écriteaux, qui a généré environ 750 000 réactions et commentaires.

Il veut proposer à la Ville que les panneaux soient installés sur les murs des édifices de la rue Sainte-Catherine, entre les rues Bleury et Saint-Alexandre.

« C’est peut-être la section de la rue Sainte-Catherine la plus moche et il y a deux murs de briques pleins, avec quelques fenêtres, note M. Carreau. On redonnerait à la rue Sainte-Catherine son look des années 1950 avec ses enseignes en néon. »

Des bâtiments du centre-ville d’Edmonton et de Cincinnati, aux États-Unis, ont d’ailleurs ce genre de décorations dans leur centre-ville.

Projet au centre-ville

Professeur au département des communications de l’Université Concordia, Matt Soar affiche une vingtaine de pancartes le long des murs du département depuis quelques années. Plusieurs d’entre elles sont fichées avec l’ancien certificat d’inspection, sur lequel on peut lire les dimensions et l’ancienne adresse, entre autres.

M. Soar et des étudiants avaient notamment récupéré l’enseigne du défunt restaurant Bens avec un camion, alors qu’ils avaient réussi à communiquer avec la compagnie de démolition de l’écriteau.

« On pourrait peut-être utiliser des enseignes entreposées ici pour le projet au centre-ville, mais ce n’est pas encore décidé », mentionne M. Soar, qui tient à garder celles exposées sur les murs du département, parce que les étudiants et les professeurs les aiment beaucoup.

Des affiches qui traînent

M. Carreau croit de son côté que l’AQIE est facilement capable d’en trouver des dizaines d’autres, parce qu’il y a beaucoup de vieilles affiches qui traînent dans les cours arrière des compagnies d’enseignes.

L’arrondissement de Ville-Marie considère pour sa part qu’il est prématuré de commenter le projet de l’AQIE et du professeur de communications.

L’enseigne du magasin Archambault est présentement entreposée dans la cour d’un membre de l’AQIE, sur des chevalets avec une toile.

L’association attend les décisions de la Ville de Montréal, de Renaud-Bray et de Québecor, les instances décisionnelles de ce dossier.

Des affiches qui sont conservées

Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault

L’enseigne du défunt restaurant BENS de la rue Sainte-Catherine est exposée le long d’un mur du département des communications de l’Université Concordia. 


Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault

L’enseigne de Dumoulin bicyclettes de la rue Villeray, retirée à l’automne 2011, est aussi affichée au département des communications de Concordia. 


Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault

Un ancien panneau de Fairmount Bagel est installé sur un mur de l’Université Concordia.


Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault

L’enseigne du Café Navarino de l’avenue du Parc, enlevée en 2010 et dont l’établissement a été fermé en 2016. Elle est présentement au département des communications de Concordia.


Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault

Matt Soar, professeur en communications à Concordia, possède aussi d’anciens écriteaux du métro de Montréal. 


Matt Soar, professeur à l’Université Concordia, pose à côté d’une enseigne de CBC/Radio-Canada de 1973, au département des communications. Il caresse le projet de voir ces vieilles affiches reprendre leur place sur les murs des immeubles montréalais.
Photo collaboration spéciale, Simon Dessureault

Les lettres de l’enseigne de la compagnie Sears sont présentement entreposées au département des communications de l’Université Concordia.