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Gilets jaunes au Québec?

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Ce dimanche le président de la FTQ, dans sa conférence de début d’année indiquait qu’il croyait probable la venue des gilets jaunes au Québec à la hauteur de ce qu’on voit en France. J’ai été surprise par cette affirmation, d’autant plus que les revendications des gilets jaunes français, du moins celles visant une diminution des impôts et des taxes, ne sont pas liées aux revendications syndicales habituelles. Elles sont plutôt à l’opposé du spectre.

Même pas cinquante

En 2012, à la suite des nombreuses manifestations étudiantes, le gouvernement libéral avait voté une loi, la loi 78, limitant les manifestations improvisées à cinquante personnes.

Nul besoin de dire que cette exigence a souvent été ridiculisée dans les manifestations qui ont suivi l’adoption de la loi, car les manifestants étaient toujours largement au-dessus du nombre spécifié. Une manifestation de moins de 50 personnes n’était pas sérieuse en 2012, ça ne l’est toujours pas aujourd’hui.

La manifestation des soi-disant gilets jaunes québécois, qui a rassemblé une quinzaine de personnes ce dimanche ne devrait même pas avoir fait les médias. En fait, la curiosité qu’ils ont générée est probablement due au fait que, sous leur cape jaune canari, se cachent les loups de la Meute. D’ailleurs, leurs revendications sont très loin de celles portées par les gilets jaunes français et sont très diffuses.

Grand débat public

En France, la situation est telle que le président a annoncé la tenue d’un grand débat public pour discuter des revendications des manifestants et élaborer des politiques publiques de sortie de crise. La réaction des leaders fut la même que lors des annonces en décembre dernier : un refus de participer. Les discussions doivent se faire dans la rue.

Avec la lune de miel que vivent actuellement les Québécois avec le gouvernement caquiste, on peut se dire que nous sommes encore loin du mouvement français.