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La cyberintimidation difficile à éradiquer

Le commissaire de la LHJMQ prône la sensibilisation

Gilles Courteau
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Le commissaire de la LHJMQ se désole de voir certains commentaires haineux adressés aux joueurs de sa ligue sur les médias sociaux.

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Il y a eu Maxime Comtois récemment, mais aussi Mikaël Robidoux en début d’année. Les cas de cyberintimidation à l’endroit de joueurs de la LHJMQ ont fait la manchette cette saison, plus que jamais auparavant. Mais ce problème sera difficile à éradiquer, croit le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

En début de saison, Robidoux avait subi les foudres des cyberintimidateurs à la suite de sa mise en échec controversée sur l’attaquant des Voltigeurs de Drummondville, Xavier Simoneau. Robidoux avait été contraint de fermer ses différents comptes, le temps que la tempête se calme.

Puis, plus récemment, Comtois a aussi été la victime de quelques frustrés dissimulés derrière des pseudonymes après l’élimination du Canada au Championnat mondial de hockey junior.

Pour M. Courteau, combattre le phénomène se veut presque impossible.

« La façon dont les médias sociaux sont faits, c’est impossible de contrôler ce que les gens disent. Ceux qui s’installent derrière leur clavier et y vont de remarques inappropriées, il n’y a pas d’application qui va les empêcher d’envoyer leur message. Est-ce qu’un jour ça va arriver ? Je ne sais pas. Donc, pour l’instant, on se doit d’encadrer nos joueurs du mieux qu’on peut. »

Programme d’aide

Le commissaire de la LHJMQ assure que les joueurs sont sensibilisés aux risques des médias sociaux. Le programme d’aide aux joueurs (PAJ), instauré en 2009, et « conçu afin de permettre aux joueurs et à leur entourage de mieux gérer des défis dans leur vie et de résoudre des problèmes personnels avant que ceux-ci ne deviennent plus sérieux », est une autre façon de gérer les cas de cyberintimidation, ajoute-t-il.

« Quand une situation comme celle-ci survient, Natasha Lorens [la directrice du PAJ] intervient auprès des joueurs impliqués ou le prévient qu’il peut demander de l’aide. Tout ça, en plus de l’encadrement que chaque équipe offre à ses joueurs. »