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Salvail: l’accusation de séquestration expliquée

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La chute d’Éric Salvail se poursuit. L’animateur de 49 ans fait maintenant face à de graves accusations à caractère sexuel: harcèlement, agression et séquestration. Un avocat croit que sa victime présumée peut avoir été forcée de demeurer dans une pièce contre son gré.

«Probablement que l’on a une preuve que la présumée victime a tenté de partir, de s’évader, et qu’elle a été contrainte de rester, par exemple, dans la chambre ou l’appartement contre sa volonté; de là l’accusation de séquestration», explique le criminaliste Jean-Pierre Rancourt.

Les gestes qu'Éric Salvail aurait commis à l’endroit de la victime présumée, dont le sexe n’a pas été précisé, remontent à 1993. Les accusations portées contre le producteur et animateur sont donc formulées selon les dispositions du Code criminel d’il y a 25 ans.  



À quelle sentence s’expose donc Salvail s’il est déclaré coupable?  

«À l’époque, il n’y avait pas de minimum dans les cas d’agression sexuelle. Dans son cas, on parle de niveau 1, le moins grave du Code. Les niveaux 2 et 3 impliquent de la violence physique et des armes à feu. [Éric Salvail] s’expose à un maximum de 10 ans et le juge peut donner de la prison», précise Me Rancourt.  

Éric Salvail s’est présenté hier au poste de police avec son avocat afin de rencontrer les enquêteurs, avec qui il avait rendez-vous. Il a rapidement été relâché et a pu quitter le poste de police du SPVM sous promesse de comparaître le mois prochain au palais de justice de Montréal.   

«C’est une procédure normale. Les crimes remontent à 25 ans. Si c’était arrivé la semaine dernière et que la victime avait été blessée, la procédure serait différente. Il aurait comparu devant un juge», nuance le criminaliste.