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La SQDC a-t-elle publié une photo illégale?

L’image pourrait contrevenir à la loi sur le cannabis

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La Société québécoise du cannabis a retiré jeudi après-midi une photo publiée sur Facebook montrant l’intérieur d’une succursale après que Le Journal eut posé des questions sur sa légalité.

La photo, publiée le 9 janvier, montrait l’intérieur d’une succursale de la Société d’État de Québec et ses tablettes garnies de plusieurs produits.

« Dans le cadre d’un projet pilote visant à réduire les files d’attente à l’extérieur de certaines de nos succursales, celles de Lebourgneuf, de Sainte-Foy et de Drummondville ouvriront dorénavant leurs portes le mercredi, de 10 h à 17 h, et ce, à partir d’aujourd’hui », pouvait-on lire au-dessus de la publication.

Souci de prudence

Or, la Loi encadrant le cannabis stipule que « toute publicité directe ou indirecte en faveur de la Société québécoise du cannabis ou d’un producteur de cannabis est interdite lorsqu’elle est diffusée autrement que par de l’affichage qui ne peut être vu que de l’intérieur d’un point de vente de cannabis ».

« Nous pensons que ces publications respectent l’esprit de la loi », a indiqué un porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère.

« Par contre, par souci de prudence et de transparence, nous allons retirer les images en attendant de discuter avec nos partenaires afin de déterminer clairement les paramètres encadrant ce type de publication », ajoute toutefois M. Giguère.

Bien que la loi prévoie que la SQDC peut communiquer des renseignements par le biais de son site Web, elle doit s’assurer que les personnes mineures ne peuvent y avoir accès.

Mal avisé

Ce qui n’est pas le cas de Facebook, où l’âge des personnes n’est pas pris en compte, rappelle une porte-parole de l’Association pour la santé publique du Québec, Marianne Dessureault.

« C’était peut-être mal avisé, on ne comprend pas trop pourquoi ils ont mis cette photo. Ils auraient très bien pu ne pas en mettre et passer quand même leur message », se questionne celle qui est aussi avocate.

Selon elle, le danger est que d’autres acteurs œuvrant dans le domaine du cannabis, dont des producteurs, perçoivent cet écart à la loi comme une ouverture pour faire eux-mêmes de l’affichage de produits en ligne.