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Boxe: le sourire en coin de Jackson

Kovalev/Pascal
Photo d'archives, Chantal Poirier L’expressif John David Jackson croit que Sergey Kovalev a maintenant un doute sur sa capacité d’encaisser les coups de puissance d’Eleider Alvarez.

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VERONA, New York | Après ses deux défaites contre Andre Ward, Sergey Kovalev avait blâmé son entraîneur John David Jackson pour la qualité de ses performances. Cependant, la dure défaite contre Eleider Alvarez en août dernier prouve qu’il avait tort sur toute la ligne.

« Plusieurs personnes et journalistes m’ont demandé si j’avais un sourire quand j’ai appris qu’il avait perdu contre Alvarez, a indiqué John David Jackson lorsque le représentant du Journal de Montréal l’a croisé à la pesée mettant en scène Bryant Jennings et Oscar Rivas, jeudi. La réalité est que je n’ai pas vu le combat, car ça ne m’intéressait pas de le regarder. 

Je n’en avais rien à foutre pour être honnête. » 

Avant le choc Kovalev-Alvarez qui a été présenté à Atlantic City, Jackson avait prédit que son ancien protégé subirait la défaite.  

« J’avais su entre les branches qu’il ne s’était pas entraîné correctement, a ajouté l’Américain avec sa franchise habituelle. Il s’était entraîné seulement pendant trois mois pour se mettre en forme.  

« Quand tu es un boxeur professionnel, tu ne peux pas te permettre ce luxe. Il faut être stupide pour penser que ça peut fonctionner. » 

Copier-coller à Frisco ?

Comme on le sait, Alvarez et Kovalev se retrouveront dans le ring, le 2 février, pour le deuxième acte de leur confrontation. Jackson croit qu’on pourrait assister à un copier-coller du premier combat à Frisco, au Texas. 

« Alvarez a très bien fait lors du premier duel. Il avait été très intelligent et il devra être dans le même état d’esprit dans le deuxième, a indiqué Jackson. Kovalev a de longs coups. 

Si Alvarez parvient à réduire la distance entre lui et son adversaire et qu’il le frappe au corps avec efficacité, il va encore l’envoyer au pays des rêves. » 

Jackson croit que le Russe a maintenant un doute sur sa capacité d’encaisser les coups de puissance d’Alvarez. 

« Il [Kovalev] n’a pas le cœur pour l’emporter, a précisé l’entraîneur en pointant sa poitrine. Maintenant, il sait que son menton est suspect. Son mental doit être aussi affecté. » 

Le facteur McGirt

Pour le deuxième choc contre Alvarez, Kovalev a encore changé d’entraîneur. Cette fois, il a décidé de faire confiance à Buddy McGirt, qui a déjà dirigé le défunt Arturo Gatti durant sa carrière.  

« Buddy est un excellent entraîneur et je n’ai pas de doute là-dessus, a expliqué Jackson. Par contre, tu ne peux pas enseigner des notions ou des choses spécifiques à ton boxeur si celui-ci n’a pas le cœur à l’ouvrage.  

Ce que je retiens aussi, c’est que Sergey avait une aura d’invincibilité et que maintenant, il ne l’a plus. Ses trois défaites sont là pour le prouver. »