/opinion/blogs/columnists
Navigation

Les mots dits du samedi

Coup d'oeil sur cet article

Le lecteur aura remarqué les efforts que font les journalistes et les chroniqueurs du Journal en vue de respecter un français correct, une langue d’ici, riche de ses expressions précises et colorées, mais respectueuse des règles d’orthographe, de syntaxe et de grammaire.

Le Journal du samedi, celui du repos et de la détente, vous invite à tomber ou à retomber en amour avec le français. En nous distrayant, en nous amusant, vous et nous ensemble.  

À compter d’aujour­d’hui, Les Mots dits deviennent Les Mots dits du samedi qui accueillent, entre autres, la dictée de la semaine ; qui vous proposent aussi quelques locutions à corriger ou non, selon vos connaissances et vos envies ; qui vous invitent enfin à briser le désordre de lettres mêlées... 

Cette intervention hebdomadaire n’a rien de froidement didactique. Elle veut relever gentiment les erreurs que nous commettons en parlant ou en écrivant et nous aider, peut-être, à les prévenir. 

Surtout, dans le but d’établir un dialogue sain, la chronique Les Mots dits du samedi veut accueillir vos remarques, vos questions et vos suggestions. 


Pas de corne

Beaucoup de gens se disent végans. N’y a-t-il pas confusion avec les termes végétarien ou végétalien ? se demandent G. Harvey et Chantal B. Un végétarien a retiré de son alimentation toute chair animale, mais peut consommer des aliments d’origine animale comme les œufs et le lait. Le végétalien exclut de son alimentation la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs, etc. Le végan est un adepte du végétalisme intégral. Il enfonce très loin le bouchon des auto-interdictions. Un végan (une végane) est un adepte du véganisme, mode de vie mariant une alimentation par les végétaux au refus de consommer tout produit né de l’exploitation animale. Un végan refusera de porter du cuir, de la fourrure, de la laine et tout accessoire fabriqué de plumes, de corne... Un végan convaincu se privera même d’aller dans un aquarium ou à un concours hippique.

Une absurdité

« Pierre-Jean Jacques n’est pas talentueux, dit son frère. En même temps, il est persévérant. » Un lecteur, A. Duquette, ne retient pas son agacement de voir la locution en même temps ainsi trafiquée. Il a bien raison. L’expression en même temps ne peut être employée autrement que pour exprimer la simultanéité. En même temps, c’est au même moment, ensemble, etc. Ex. : Presque tous nos invités sont arrivés en même temps. « Pas nous, admet Alyssa. En même temps, explique-t-elle, Liam et moi avons manqué le train de 17 h ». Bonne excuse, peut-être, Alyssa, mais la locution en même temps employée comme vous le faites est une absurdité sémantique : elle ne contient aucun rapport au temps. À la place, il faut dire et écrire « cependant (en revanche...) Liam et moi avons manqué le train de 17 h ». Que ce soit ou non la vérité.


La dictée de la semaine

Lise et Berthe se sont rencontré... par hasard. Elles ne s’étaient pas vu... depuis cinq ans. Elles se sont dit... déçu... de s’être ainsi perdu... de vue. Elles se sont souvenu... de leurs longues promenades, de leurs longs échanges et se sont entendu... pour rattraper le temps perdu. Elles se sont téléphoné... le lendemain et se sont choisi... un lieu de rendez-vous.


Corriger s’il y a lieu

  • À pied levé
  • Les lundis matin
  • Presque arrivé
  • Prendre pour acquis

Les lettres mêlées

M E É T H S O M P O R A

Définition : Changement d’un être en un autre, transformation totale d’un être au point qu’il n’est plus reconnaissable. Quel est ce mot ?

 

 

 

 

 

Réponses

La dictée : Lise et Berthe se sont rencontrées par hasard. Elles ne s’étaient pas vues depuis cinq ans. Elles se sont dites déçues de s’être ainsi perdues de vue. Elles se sont souvenues de leurs longues promenades, de leurs longs échanges et se sont entendues pour rattraper le temps perdu. Elles se sont téléphoné le lendemain et se sont choisi un lieu de rendez-vous.

Corriger s’il y a lieu : Au pied levé. Les lundis matin. Presque arrivé. Tenir pour acquis. Les lettres mêlées : Métamorphose