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Olympiques spéciaux Québec : Daniel Granger voit toujours plus grand

Olympiques spéciaux Québec : Daniel Granger voit toujours plus grand
Dominick Gravel/Agence QMI

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Daniel Granger est intarissable au sujet de l’organisme Olympiques spéciaux Québec (OSQ), dont il est le président depuis 2003. Son énergie et sa détermination à faire grandir le mouvement, autant à l’échelle provinciale que nationale, lui ont d’ailleurs valu d’être nommé membre de l’Ordre du Canada en décembre dernier.

Cet honneur, M. Granger ne l’attendait pas du tout.

«J’ai été très surpris. Je n’avais pas ce genre de prétention, c’est certain, a-t-il lancé lorsque rencontré cette semaine par l’Agence QMI. C’est très stimulant aussi. Ça nous pousse à continuer, à ne pas baisser les bras.»

Avocat de formation, M. Granger a été recruté par le Conseil d’administration d’OSQ il y a plus de 20 ans afin d’aider à la restructuration de l’organisme.

«À l’époque, nous avions environ 300 athlètes alors qu’en Ontario, ils étaient environ 7000. Le Québec était la seule province canadienne qui était sous-représentée, a expliqué M. Granger. On a commencé en regardant ce que faisait l’Ontario, on a littéralement copié leur modèle, et on s’est fait un plan d’affaires. Dès le départ, on a connu une forte croissance.»

D’importants besoins

Les succès rapides obtenus par la nouvelle administration d’OSQ n’ont pas suffi à contenter Daniel Granger, qui en était à ses premiers contacts avec une clientèle présentant une déficience intellectuelle.

«Au fur et à mesure, vous vous rendez compte que c’est épouvantable ce que ces parents vivent et à quel point la société n’est pas faite pour aider ces personnes-là. Vous vous rendez compte que vous en aidez 1000, mais que c’est rien du tout s’il y en a 200 000 au Québec. On se dit qu’il faut que les choses changent», a indiqué M. Granger, qui est également membre du C.A. d’Olympiques spéciaux Canada.

L’impact important d’OSQ auprès des athlètes et de leurs familles l’ont convaincu de redoubler d’efforts pour développer le mouvement dans la province. Aujourd’hui, l’organisme compte plus de 8000 membres et des antennes partout au Québec.

Nouveaux programmes

M. Granger a contribué à l’implantation de nouveaux programmes notamment en milieu scolaire, à la diversification du soutien financier, au développement de partenariats et au rayonnement du mouvement. La défense des droits des personnes vivant avec une déficience intellectuelle lui est également très chère.

«Ce qu’on fait à OSQ, c’est beaucoup plus que du sport parce que les athlètes ont une déficience intellectuelle. Par conséquent, ce sont des gens qui, tous les jours de leur vie, ont des défis à relever dès qu’ils se lèvent le matin jusqu’à ce qu’ils se couchent le soir. Rien n’est facile pour eux.»

«Nous, on se préoccupe de plusieurs dimensions qui sont importantes à leur inclusion sociale. Le vecteur principal, bien sûr, c’est le sport. Mais notre objectif n’est pas de collecter les médailles. C’est plutôt de développer tout ce que le sport peut apporter en termes de transformation de l’individu, de discipline, d’acceptation de l’esprit sportif..., explique-t-il.

«Bien sûr, ils ont des limites, mais on va les pousser le plus loin possible. Pour certains les limites sont proches, pour d’autres on peut se rendre très loin. Tout le monde peut évoluer et progresser.»

Olympiques spéciaux Québec, c’est quoi?

  • Un organisme sans but lucratif qui, depuis 30 ans, vise à enrichir par le sport la vie des personnes présentant une déficience intellectuelle.
  • OSQ permet à 8000 athlètes spéciaux de s’entraîner dans 18 sports différents, tout au long de l’année, partout au Québec.
  • L’organisme permet aux athlètes de participer à des compétitions provinciales, nationales et internationales.
  • OSQ fait partie du mouvement international Olympiques spéciaux, qui est implanté́ dans plus de 170 pays. Il célèbre cette année ses 50 ans d’existence.