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Elle a tout quitté pour vivre du burlesque

Elle a tout quitté pour vivre du burlesque
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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MONTRÉAL – Il y a dix ans, la Montréalaise Scarlett James a abandonné sa vie de bureau pour devenir danseuse burlesque. Son parcours a été semé d’embûches, mais aujourd’hui, son art la fait voyager aux quatre coins du monde.

Entre deux allers-retours à Dubaï, Scarlett James a trouvé le temps d’être l’une des têtes d’affiche du Salon de l’amour et de la séduction, qui se poursuit ce dimanche à la Place Bonaventure.

 

Elle a tout quitté pour vivre du burlesque
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le temps d’une trentaine de minutes, samedi, les visiteurs, venus pour la plupart en couple, ont délaissé les innombrables kiosques de jouets sexuels pour se ruer spontanément autour de la scène où Scarlett et sa troupe présentaient un numéro.

«C’est ce que j’aime du burlesque. Les femmes peuvent autant apprécier que les hommes à cause de la beauté du spectacle», remarque l’artiste quadragénaire, qui préfère rester vague sur son âge exact.

 

Elle a tout quitté pour vivre du burlesque
Photo Agence QMI, Joël Lemay

 

Plus facile pour elle de dévoiler certaines parties de son corps. Alors qu’elle a commencé sa prestation avec un manteau, elle l’a conclue en sous-vêtements. Les autres filles de la troupe, elles, en ont laissé voir un peu plus, sans jamais être complètement dévêtues cependant.

«Bien sûr, il y a une dimension d’effeuillage dans ce que nous faisons, mais il n’y a pas de honte à avoir. La nudité, c’est quelque chose de beau. C’est une façon de se réapproprier nos corps», défend-elle bec et ongles.

 

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

Rien de vulgaire

Pour Scarlett James, le burlesque est un art à part entière, mêlant chacune de ses passions: la danse, le théâtre, les costumes... C’est ce qui l’a frappée lorsqu’à 31 ans, elle a vu un spectacle pour la première fois. Elle n’y voyait rien de vulgaire, bien au contraire.

«Aujourd’hui, tout est tellement trop facile avec les sites de rencontre. Le burlesque, c’est plutôt une façon de revenir à des valeurs perdues comme la séduction», observe Scarlett, qui tient absolument à ce qu’on l’appelle par son nom de scène.

 

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

Une forme de thérapie

Née à Montréal d’une mère française et d’un père québécois, elle a grandi dans un petit village conservateur en Bretagne avant de revenir au Québec à l’âge de 19 ans. De son enfance, elle se souvient des moqueries à propos de son poids.

 

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

«On n’oublie jamais, mais le burlesque a été une façon de passer par-dessus. Une manière de dire à mes intimidateurs qu’ils n’ont pas gagné», conclut celle qui donne aussi des cours privés, espérant que d’autres y trouveront l’émancipation, peu importe leur âge ou leur physique.