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Houellebecq toujours polarisant

<b><i>Sérotonine</i></b><br>
Michel Houellebecq<br>
Aux Éditions Flammarion, 352 pages
Photo courtoisie Sérotonine
Michel Houellebecq
Aux Éditions Flammarion, 352 pages

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En ce début d’année, c’est le bouquin dont tout le monde parle. Il était donc grand temps d’en faire autant !

Quatre ans après Soumission, Michel Houellebecq a encore réussi à attirer l’attention des médias avec ce septième roman, qui risque fort de stimuler la production de sérotonine de tous ceux et celles qui sauront en apprécier l’humour... même si l’histoire est loin d’être toujours joyeuse-joyeuse !

Son narrateur, un contractuel du ministère de l’Agriculture détestant son prénom (Florent-Claude), aurait de fait par le passé facilement pu rendre deux femmes heureuses. Mais la vie en ayant décidé autrement, on ne tardera pas à apprendre que ce quadragénaire accro à la nicotine vit désormais avec une Japonaise de 26 ans aux mœurs libertines qu’il ne peut plus voir en peinture depuis déjà plusieurs mois.

Des pilules à la rescousse

Ne sachant pas trop comment mettre un terme à cette relation toxique, Florent-Claude Labrouste parviendra ainsi à fonctionner à peu près normalement grâce aux blancs comprimés de Captorix, un antidépresseur dont les principaux effets secondaires comportent baisse de la libido et impuissance. Bref, de quoi vraiment déprimer n’importe quel homme normalement constitué ! Mais par chance, Florent-Claude aura bientôt l’idée de disparaître volontairement de la circulation pour repartir de zéro quelque part entre Paris et la Normandie. Et ce faisant, le plus dur sera de trouver des hôtels acceptant encore les fumeurs invétérés.

Si on a aimé ? Dans l’ensemble oui, Houellebecq étant assez doué pour décrire les travers de son époque. Mais il peut aussi être franchement irritant et, en écrivant ça, on songe notamment à son étonnant éventail de réflexions machistes...

Frissons garantis

Exhumation

<b><i>Exhumation</i></b><br>
Jonathan et Jesse Kellerman, aux Éditions du Seuil, 400 pages
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Exhumation
Jonathan et Jesse Kellerman, aux Éditions du Seuil, 400 pages

 

Jonathan Kellerman et son fils Jesse ont à nouveau réuni leurs plumes pour écrire le premier tome de cette toute nouvelle série, qui offre entre autres l’avantage de nous en apprendre pas mal sur le métier de coroner. Son héros, Clay Edison, travaille en effet au bureau du coroner du comté d’Alameda (ça se trouve juste à l’est de la baie de San Francisco !) et chaque fois qu’il est envoyé en mission, la partie la plus délicate de son boulot consiste à déterminer à quelle catégorie appartient le cadavre qu’il a sous les yeux : homicide, suicide, mort naturelle, accidentelle ou de cause indéterminée.

Avis contraire

En apercevant le corps de Walter Rennert, un psychologue de 75 ans qui a longtemps enseigné à Berkeley, Clay penchera ainsi spontanément pour une mort naturelle. Non seulement parce qu’il ne relèvera pas la moindre trace de lutte dans la demeure du vieux professeur, mais parce que ce dernier était loin d’avoir une hygiène de vie irréprochable (en plus de boire et d’être un peu trop enrobé, il souffrait d’hypertension). Ce qui n’empêchera pas sa fille d’affirmer avec conviction que la catégorie « homicide » conviendrait mieux.

Un polar classique relativement bien mené qui se lit sans le moindre effort.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

La femme de marbre

Louisa May Alcott, aux Éditions Finitude, 
224 pages
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Louisa May Alcott, aux Éditions Finitude, 224 pages

 

De Louisa May Alcott, on n’avait lu que Les quatre filles du Dr March. Et pour être franc, jusqu’à tout récemment, on ne savait pas qu’elle avait aussi écrit quelques romans pour adultes, dont celui-ci, qui est étonnamment sombre : obligé de recueillir une adolescente, le sculpteur Bazil Yorke essaiera de rendre cette jeune orpheline aussi discrète et froide qu’une statue. Une histoire au charme suranné qui nous a enchantés.


Le polar qui vient du froid

Aux Éditions Points
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Aux Éditions Points

 

C’est le coffret qu’il nous faut si on a enfin envie de découvrir les polars nordiques, les trois livres qu’il contient nous offrant un excellent tour d’horizon. Au programme ? Meurtriers sans visage de Henning Mankell (l’un de ses premiers – et excellents ! – romans policiers), Opération Napoléon de l’Irlandais Arnaldur Indridason et Snjór de Ragnar Jónasson, un autre Islandais à avoir le vent en poupe.


La peste noire

Michel Signoli, aux Éditions Que sais-je ?, 
128 pages
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Michel Signoli, aux Éditions Que sais-je ?, 128 pages

 

S’il y a des sujets plus noirs que d’autres, celui-ci bat des records ! Mais comme il continue à fasciner bien des gens – et on en fait partie ! –, ce petit bouquin à la portée de tous en résume adroitement les grandes lignes en racontant les trois grandes pandémies de peste, leurs conséquences ou comment elles ont été « traitées ».


Costa Rica

Sylvain Lefebvre et Sylvain Mahizier, aux Éditions Glénat, 192 pages
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Sylvain Lefebvre et Sylvain Mahizier, aux Éditions Glénat, 192 pages

 

Sachant que janvier est l’un des meilleurs mois pour aller faire un petit tour au Costa Rica, ce livre rempli de magnifiques photos s’imposait ! En plus de nous indiquer les plus belles forêts, les activités les plus intéressantes (snorkeling, découvrir la canopée grâce aux ponts suspendus, etc.) ou les volcans les plus spectaculaires, il nous dit tout ce qu’il faut savoir pour voyager agréablement d’un bout à l’autre du pays.