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La vraie vie et son sens de l’humour

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Illustration adobe stock

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Je me rends compte que la vie a un sacré sens de l’humour.

Mardi dernier, j’étais censé aller voir la première du film d’Adib Alkhalidey et de Julien Lacroix, Mon Ami Walid.

Deux gars dont je suis méga fan et que je considère comme des amis. Le problème, c’est que je m’étais aussi promis de passer la semaine à écrire et travailler sur le nouveau show.

Malgré le dilemme et mon sentiment de culpabilité qui est toujours allumé, pour une des rares fois, l’adulte en moi l’a emporté et j’ai maintenu ma date avec mon ordinateur. Du moins, c’est ce que je croyais.

Un petit caprice que j’ai : suis incapable de me concentrer quand il y a de petites affaires non faites sur ma liste de choses à faire. Donc, go ! Banque, épicerie, ramasse un paquet à la poste, etc.

Ma liste de choses à faire

J’ai même décidé d’aller faire nettoyer mon VUS, chose que je ne fais qu’une fois par année. En général, mon côté écolo et paresseux laisse la pluie s’en occuper, mais là, juste le regarder me donnait la nausée, signe qu’il était plus que temps que je le nettoie.

Je suis allé dans un lave-auto sur la 117 à Prévost, près de chez nous. Après que mon véhicule a retrouvé sa couleur originale, je suis arrivé pour partir... Rien ! Batterie complètement morte. Tu me niaises ?! Là, vraiment ?!

Les gars du lave-auto se sont mis sur le cas. Le boss est allé chercher des câbles à booster et quand ça n’a pas fonctionné, il a vite fait venir le dépanneur du coin qu’il connaît. En attendant, il a même pris le temps d’aller sur internet regarder une couple de vidéos pour voir s’il n’y avait pas un truc niaiseux que l’on aurait négligé pour régler le problème.

Mon sauveteur

Du coup, je prends quelques secondes pour réaliser que je suis quand même en présence d’un vrai bon gars, comme on dit. Il ne fait pas ça pour Maxim Martin l’humoriste, car, clairement, il ne m’a pas reconnu.

Le moteur est reparti, mais le constat était clair : ça s’appelle vite trouver une batterie neuve, chose facile à faire lorsqu’il est 17 h 45.

Mon sauveteur du lave-auto appelle son ami Steven chez NAPA à Saint-Jérôme, qui va m’attendre malgré l’heure tardive. Go ! Je pars la chercher. Il me dit : « Va pas au garage pour la faire installer, ça va te coûter cher pour rien. Appelle-moi tantôt et je vais te faire ça. »

Le karma

Pendant mon déplacement, je suis vite tombé dans les commentaires classiques. « Pourquoi ça m’arrive ? J’ai tellement pas besoin de ça. »

En plus, bye bye ma journée d’écriture, quel karma de merde aujourd’hui, et bla bla bla et bla bla bla...

Trente minutes plus tard, me voilà de retour au lave-auto. Pendant que je regardais mon nouveau meilleur ami, puisque clairement je ne suis d’aucune aide, ça m’a fait réaliser que malgré mon ruminage de « La vie, c’est de la marde », ça n’aurait pas pu arriver à un meilleur endroit. N’importe où ailleurs, j’aurais été dans le trouble avec un remorquage jusqu’au concessionnaire qui aurait été fermé.

Là, je suis tombé sur des gens trop cool qui ont tout pris en main par pure gentillesse. Lorsque j’ai voulu lui donner quand même un peu d’argent, il a refusé.

Le nom de mon nouveau meilleur ami, et je ne vous niaise pas quand je dis ça, c’est Walid !

C’est de loin un des revirements de vie les plus bizarres que j’ai jamais vécus.

J’ai manqué le film de mes chums Mon ami Walid pour le vivre pour de vrai. Ça ne s’invente juste pas, ce genre de chose.