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Heureux des progrès de Stevenson

Gvozdyk se tient informé de l’état de santé du Québécois, mentionne son gérant

Champion du monde WBC depuis sa
victoire aux dépens d’Adonis Stevenson, Oleksandr Gvozdyk s’enquiert régulièrement de l’état de santé du boxeur québécois.
Photo DIDIER DEBUSSCHERE Champion du monde WBC depuis sa victoire aux dépens d’Adonis Stevenson, Oleksandr Gvozdyk s’enquiert régulièrement de l’état de santé du boxeur québécois.

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Même s’il est à plusieurs milliers de kilomètres d’Adonis Stevenson, Oleksandr Gvozdyk continue de s’informer sur l’évolution de la condition de son dernier adversaire.

Avant son départ de Québec le 2 décembre, l’Ukrainien avait été informé de l’état critique dans lequel se trouvait Stevenson après leur affrontement, au cours duquel il avait détrôné le Québécois de façon convaincante. Il avait été ébranlé pendant quelques jours.

Son gérant Egis Klimas mentionne que son boxeur est remis de ses émotions.

« Oleksandr est sensible comme tout le monde, a-t-il indiqué lorsque Le Journal de Montréal l’a rencontré à Verona, dans l’État de New York, samedi dernier. Si une situation comme celle-là ne t’affecte pas, tu n’es pas humain.

« Oleksandr est une bonne personne et c’est sûr que la condition de Stevenson le touche. C’est impossible de ne pas s’en faire. Chaque fois que je vois Yvon Michel [promoteur de Stevenson], ma deuxième question est sur les dernières nouvelles de son champ. On est heureux de voir que sa situation va dans la bonne direction. »

Toutefois, Gvozdyk ne se sent pas coupable, car il juge que ce sont les risques du métier.

« Lorsqu’un boxeur met sa signature au bas du contrat pour un combat, il sait que tout peut arriver. Oleksandr en est bien conscient, a ajouté Klimas. Ça aurait pu aussi lui arriver, de la façon qu’il a été frappé par Stevenson au cours de ce duel. Tous les sports comportent des risques. »

Klimas a été témoin de plusieurs combats au cours des dernières années. À son avis, Stevenson possédait la deuxième meilleure force de frappe « livre pour livre » au monde, derrière le champion des poids lourds Deontay Wilder.

Première défense

Gvozdyk a de bonnes chances de remonter sur le ring, le 30 mars, dans un gala de Top Rank présenté à Philadelphie. Il s’agira de la première défense de son titre.

« Ce sera une défense optionnelle, a confirmé Klimas. On ne connaît pas encore l’identité de son adversaire. »

Avec l’arrivée d’Eleider Alvarez à ESPN, ça pourrait ouvrir la porte à une unification des titres WBO et WBC des mi-lourds au début de l’été 2019. Il y a également Artur Beterbiev qui pourrait s’amener avec ce réseau si Top Rank parvenait à s’entendre avec Matchroom Boxing pour la libération de son contrat avec DAZN.

Ce qui signifie que les plus gros combats chez les 175 lb ont de bonnes chances d’être sur ESPN au cours de la prochaine année. Quant à l’autre champion, Dmitry Bivol, il affrontera Joe Smith fils, le 9 mars, sur DAZN. Il aurait signé une entente à long terme avec la chaîne de diffusion en continu.

Marcher sur des œufs

Il a aussi été question de la situation de Sergey Kovalev (32-3-1, 28 K.-O.). Comme on le sait, l’ancien champion du monde a été accusé d’agression sur une femme samedi.

Les faits reprochés se seraient déroulés en juin à Big Bear, en Californie, et Kovalev a été arrêté. Dans un message sur son compte Instagram mardi, le boxeur de 35 ans a clamé son innocence.

« Je ne peux pas faire de commentaire sur ce dossier, a mentionné Egis Klimas. On croit que l’avocat de Sergey a un dossier très solide entre les mains. On croit qu’il pourra aller en cour et prouver qu’il est innocent.

« Le combat contre Eleider Alvarez aura bel et bien lieu. »