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La saison des impôts : comment bien s’y préparer?

La saison des impôts : comment bien s’y préparer?

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Avec les fêtes derrière nous, c’est déjà le temps de penser à la «saison des impôts».

Si la seule vue du mot «impôt» vous crée une migraine, ce petit guide pratique peut vous aider à traverser cette période en toute tranquillité d’esprit.

Comment ça fonctionne?

Le taux d’imposition détermine le montant d’argent qui doit être déboursé au gouvernement.

Le taux effectif est le pourcentage du revenu qui est imposable. Ce pourcentage est établi selon de multiples tranches de revenu annuel. Voici quelques taux effectifs pour 2018 (ces taux comprennent ceux du provincial et du fédéral combinés):

- 26 000$ : 13,17%
- 30 000$ : 15,09%
- 45 000$ : 19,45%
- 63 000$ : 24,38%
- 80 000$ : 27,09%

Le taux marginal représente le pourcentage payable sur chaque dollar de revenu supplémentaire et augmente selon les tranches de revenu.

Par exemple : entre 43 055$ et 46 604$, vous serez imposé à un taux marginal de 32,53%. Votre 46 605e dollar sera imposé à 37,12% puisque vous aurez changé de palier.

Des crédits pour vous faire économiser

Les crédits d’impôt peuvent être un outil utile afin de réduire le montant d’argent à remettre au gouvernement.

Il existe deux types de crédits: les remboursables et les non-remboursables. Les crédits remboursables vous sont versés même si vous ne payez pas d’impôt tandis que les non remboursables servent à diminuer, voire annuler l’impôt que vous êtes contraints de payer dans certains cas.

Voici une liste de crédits intéressants pour différents statuts sociaux. À noter que tous ces crédits sont applicables sous plusieurs conditions. Il est donc recommandé de consulter le site de Revenu Québec et de l’Agence de revenu du Canada pour plus de détails.

Nouveaux propriétaires : vous pourriez bénéficier de crédits non remboursables maximaux de 750$ du provincial et 750$ du fédéral pour l’achat de votre premier domaine. Pour être admissible, votre habitation doit être votre lieu principal de résidence ou bien servir de résidence à quelqu’un en situation d’handicap qui vous est lié.

Jeunes professionnels: vous travaillez dans une région éloignée du Québec? Vous pourriez vous voir tributaire d’un crédit non-remboursable si vous remplissez l’une de ces deux conditions : vous avez travaillé dans un emploi admissible 24 mois maximum après l’obtention de votre diplôme ou vous avez déjà bénéficié du crédit l’année d’avant et avez résidé dans une région éloignée jusqu’au 31 décembre 2018.

Étudiants: les frais de scolarité ou d’examens pour l’année dernière pourraient générer un crédit. Pour ce faire, vous devez joindre la demande appropriée à votre déclaration de revenus.

REER vs CELI : lequel prioriser?

La cotisation à un REER (Régime enregistré d’épargne-retraite) ou un CELI (compte d’épargne libre d’impôt) présente également des avantages fiscaux. Toutefois, ils n’ont pas le même traitement fiscal.

Comme l’explique Christiane VanBolhuis, planificatrice financière partenaire de la Financière Sun Life, la cotisation au REER est bénéfique à deux égards: la déduction fiscale et le report d’impôt. «Chaque dollar investi dans un REER est 100% déductible d’impôt.

 

Par exemple, quelqu’un avec un salaire de 50 000$ par année qui verse 5 000$ dans un REER se verra imposé sur 45 000$». «Également, la croissance de votre argent ne sera imposée qu’au moment du retrait de votre REER. Donc, l’argent peut croitre pendant des années sans être impacté par l’impôt». Le plafond maximal de cotisation au REER en 2018 était de 26 230$ ou 18% du revenu gagné de l’année précédente.

Le CELI n’offre pas de déduction fiscale. En revanche, la croissance de l’argent placé est à l’abri de l’impôt dans le compte et au moment du retrait. Le CELI permet donc à son détenteur une plus grande flexibilité puisqu’il peut retirer un montant lorsqu’il le désire sans être pénalisé. En 2019, la cotisation maximale annuelle au CELI est de 6 000$.

Le choix du type d’épargne devrait être fait en fonction de ses objectifs et de sa situation financière selon Christiane. «Pour une personne avec des objectifs plus courts termes, le CELI est à envisager.

Par contre, pour un individu avec des objectifs longs termes et un salaire annuel de 100 000$, le REER peut être intéressant en raison de ses avantages fiscaux».

Une stratégie qui peut être astucieuse est de mettre une certaine partie de ses économies dans un REER et une autre dans un CELI selon la planificatrice.

«Ça vous permet de marier la flexibilité du CELI et les avantages fiscaux du REER. Vous pourriez même prendre l’argent non utilisé de votre CELI en fin d’année et le transférer vers votre REER pour augmenter votre déduction d’impôt!»

 

Selon la planificatrice financière, il faut commencer d’avance à rapatrier les documents nécessaires pour la date limite si on ne veut pas angoisser inutilement. «Ça vous permettra de prendre les actions les plus judicieuses pour votre situation fiscale!» 

Si vous avez toujours des questionnements sur le fabuleux monde de l’imposition, vous pouvez consulter le site internet de Revenu Québec et de l’Agence de revenu du Canada.


Tu veux investir ? Parle d’abord à un conseiller !


 

 

 

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