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Un chauffard ivre tue un jeune de 24 ans à 228 km/h

L’homme de 21 ans risque cinq ans d’emprisonnement pour son geste téméraire

FD-ACCIDENT MORTEL
Erik Peters/ Agence QMI Philippe D’Anjou (en mortaise) a été éjecté de sa voiture sous la force de l’impact d’une très grande violence.

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SALABERRY-DE-VALLEYFIELD | Un chauffard ayant tué un jeune homme en emboutissant sa voiture à 228 km/h alors qu’il avait près de deux fois la limite d’alcool permise dans le sang risque maintenant cinq ans de détention.

« Pour nous, c’est inconcevable qu’un être responsable puisse prendre le volant et rouler à très très grande vitesse, en plus en étant en boisson, et finalement quitter les lieux sans porter assistance à une personne en détresse. C’est grave, incompréhensible, choquant », a témoigné Émilie D’Anjou mercredi.

Par-derrière

La jeune femme est la sœur de Philippe D’Anjou, qui a perdu la vie le 1er juin dernier à Saint-Isidore, en Montérégie.

L’électricien de 24 ans rentrait chez lui lorsqu’il a été percuté par-derrière par un chauffard circulant à 228 km/h sur la route 221. Le conducteur fautif, Andrew Beaulieu Laforce, a même accéléré dans les secondes précédant l’impact d’une grande violence.

Les deux véhicules ont fait des tonneaux et la victime a été éjectée de sa Ford Focus, qui a ensuite explosé. 

Aucune chance

Philippe D’Anjou n’a eu aucune chance, tandis qu’Andrew Beaulieu Laforce et son passager s’en sont tirés avec des blessures mineures. Ceux-ci ont pris la clé des champs avant l’arrivée des policiers.

Le chauffard de 21 ans s’est rendu aux autorités quelques heures plus tard. 

Il a plaidé coupable en octobre dernier à des chefs de conduite dangereuse, conduite avec plus de 80 mg d’alcool/100 ml de sang et délit de fuite, tous ayant causé la mort.

Son taux d’alcoolémie n’a pu être évalué avec précision, mais il se situait entre 144 mg et 239 mg, a mentionné mercredi Me Kim Émond, de la Couronne.

L’accusé revenait d’un restaurant, où il n’avait que consommé de l’alcool.

Problème d’alcool

Andrew Beaulieu Laforce savait qu’il avait un problème d’alcool et avait même rencontré un intervenant dans un centre de thérapie la veille de la collision fatale, selon ce qui a été relaté au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

La Couronne a demandé au juge Bertrand St-Arnaud de lancer un message clair aux jeunes qui seraient tentés de prendre le volant en état d’ébriété et de condamner l’accusé à cinq ans de pénitencier, suivis d’autant d’années sans conduire.

D’une voix à peine audible, Andrew Beaulieu Laforce a présenté ses « plus sincères excuses » à la famille de la victime, qualifiant son comportement d’« irresponsable ». 

Me Marc Lavoie, de la défense, réclame quant à lui une sentence de trois ans de détention. Le juge tranchera en mars.­­­