/portemonnaie/entrepreneurship
Navigation

Les rois du streetwear à Montréal

Koku (à gauche) et Gildas Awuye
Crédit: Instagram Koku (à gauche) et Gildas Awuye

Coup d'oeil sur cet article

Leurs vêtements ont été portés par des vedettes internationales comme Rihanna et Drake. À Montréal, la réputation de la marque de streetwear Atelier New Regime tenue par les frères Koku et Gildas Awuye n’est plus à faire. Mais la route au succès n’a pas été de tout repos pour le duo.

On s’est entretenu avec Gildas Awuye à l’occasion de l’Expo Entrepreneurs afin de parler d’art, de célébrité et, évidemment, d’entrepreneuriat.

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans le streetwear?

Gildas : On avait un amour pour les vêtements depuis toujours et le streetwear nous est apparu comme le style idéal pour plonger dans cette industrie en raison de sa simplicité, puisque la base du streetwear n’est que d’imprimer un slogan sur un t-shirt. On s’est donc associé avec un autre partenaire en 2009 pour démarrer Atelier New Regime et le reste appartient à l’histoire.

Koku (à gauche) et Gildas Awuye
Crédit: Instagram

 

Comment décrirais-tu l’identité d’Atelier New Regime pour quelqu’un qui ne vous connaît pas?

Gildas : Le cœur de notre philosophie est la créativité. On veut constamment se réinventer, challenger l’environnement autour de nous et pousser nos idées plus loin. Notre mission n’est pas de vendre des vêtements : c’est amener les gens à développer leur propre créativité à travers notre marque.

Est-ce que tu as toujours rêvé d’être entrepreneur?

Gildas : Oui et non. J’ai toujours eu une certaine fibre de «commerçant». Tout petit, je vendais mes cartes Pokémon à mes amis dans la cour de récré. Au cégep, j’étais en Sciences de la nature, un programme qui ne m’allait pas vraiment, et je voyais constamment mon grand frère parler de design et de business avec ses amis. J’ai eu envie de suivre ses traces et de participer plus activement à ses projets donc l’entrepreneuriat est venu à moi de cette manière.

Koku (à gauche) et Gildas Awuye
Crédit: Instagram

 

Comment est-ce que tu expliques le succès de votre compagnie dans un milieu aussi niché ?

Gildas : L’engouement pour la marque à l’extérieur de Montréal nous a permis d’augmenter notre notoriété dans le milieu du streetwear de façon exponentielle. Quand Drake a porté une de nos casquettes à une partie de basketball, toute la crédibilité qu’on cherchait depuis des années nous est finalement tombée dessus. Tout à coup, les gens ont commencé à nous considérer comme des joueurs sérieux dans l’industrie et de fil en aiguille, on a pu développer des partenariats d’affaires intéressants, comme celui avec Puma.

Koku (à gauche) et Gildas Awuye
Crédit: Instagram

 

Quels ont été les plus gros défis depuis la création d’Atelier New Regime?

Gildas : Le plus gros défi auquel je fais face tous les jours est l’organisation administrative de l’entreprise. En 2011, quand j’ai vraiment commencé à m’impliquer dans le côté business de la compagnie, j’étais dans un chaos organisationnel constant. J’ai dû apprendre à m’occuper des liaisons avec les clients, de la gestion des finances et des relations avec les instances gouvernementales à la fois. Aujourd’hui, on est une équipe de huit donc je dois continuer de revêtir plusieurs chapeaux pour faire rouler l’entreprise. C’est parfois fatigant, mais ça me permet d’apprendre en permanence.

De quoi es-tu le plus fier dans ce que vous avez accompli?

Gildas : Oui c’est flatteur quand des stars comme Drake ou Rihanna portent nos vêtements, mais ça ne représente pas vraiment une fierté pour moi. Ce qui me motive, c’est le fait qu’après 10 ans d’existence, on est toujours là et plus fort que jamais. J’adore partager mes connaissances et mes expériences lors de conférences justement parce que je veux inspirer les entrepreneurs à suivre leurs ambitions comme nous l’avons fait.

Le rappeur 6lack.
Crédit: Instagram
Le rappeur 6lack.

 

Qu’est-ce qui s’en vient pour vous?

Gildas : On a quelques collaborations sur la table et des projets créatifs à Toronto, New York et possiblement Paris. Dans un futur assez rapproché, on aimerait établir plusieurs boutiques à travers le monde et expérimenter d’autres formes d’art, que ce soit le design de meuble ou l’élaboration de courts métrages. Le mot d’ordre est d’explorer au maximum notre créativité.

Koku (à gauche) et Gildas Awuye
Crédit: Instagram

 

Suivez-nous sur
les réseaux sociaux