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Le PDG de Metro passe à la caisse

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L’acquisition de Jean Coutu aura été payante pour le grand patron de Metro, Éric La Flèche.

Sa rémunération totale a presque doublé l’an dernier, atteignant 6,6 millions de dollars, contre 3,5 millions de dollars en 2017.

« En reconnaissance de sa contribution à la transaction », le dirigeant a eu droit à un « octroi spécial » de 412 000 $ en actions du détaillant, peut-on lire dans la circulaire publiée en vue de l’assemblée des actionnaires, qui se tiendra la semaine prochaine à Montréal. À cela s’est ajouté pour plus de 1 million $ d’actions qui lui ont été attribuées en vertu du « régime d’intéressement » habituel.

« Ça fait longtemps qu’il est avec nous et on veut s’assurer qu’il a de l’intérêt professionnellement, mais aussi financièrement, à poursuivre », a expliqué hier au Journal une porte-parole de Metro, Marie-Claude Bacon.

Une plus grosse pension

Le conseil d’administration de Metro a également cru bon de bonifier le régime de retraite de M. La Flèche. Celui-ci aura désormais droit à une pension de 1 million $ par année s’il reste en poste jusqu’à l’âge de 63 ans, contre 750 000 $ auparavant. Il est actuellement âgé de 56 ans.

L’entreprise calcule que cette amélioration de la rente du PDG lui coûtera près de 2 millions $.

Enfin, en mai dernier, Éric La Flèche a vu son salaire de base annuel passer de 900 000 $ à 1 million $ « pour tenir compte d’un accroissement de ses responsabilités occasionné » par l’acquisition de Jean Coutu. Or, malgré la transaction, François Jean Coutu dirige toujours la chaîne de pharmacies fondée par son père.

Notons qu’à la fin de 2017, le salaire de base de M. La Flèche s’élevait à 875 000 $, de sorte qu’il a bondi de plus de 14 % en moins de six mois. Le dirigeant n’avait « pas eu d’augmentation de salaire » en 2017, précise toutefois Metro.

Le détaillant a déboursé 4,5 milliards de dollars pour mettre la main sur Jean Coutu. Au printemps dernier, Éric La Flèche a reconnu avoir payé cher, tout en estimant que le prix était « justifié » compte tenu de la qualité des actifs de l’entreprise et de la force de sa marque au Québec.

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