/opinion/columnists
Navigation

Canada-Québec: c’est terminé

Coup d'oeil sur cet article

Pendant que le Parti québécois cherche son souffle, les Canadiens nous annoncent, via un sondage Angus Reid, qu’ils ne nous aiment pas. Plus on se déplace vers l’ouest, pire c’est.

L’amour des provinces des Prairies – Alberta, Saskatchewan et Manitoba – pour le Québec oscille entre 1 % et 3 %. Il semble même que 81 % des Albertains perçoivent les Québécois comme étant hostiles. L’amalgame « pétrole sale et péréquation » n’a pas agrandi notre cercle d’amis dans la confédération.

Je n’arrive pas à expliquer précisément ce sentiment qui m’habite depuis les élections du 1er octobre, mais j’ai l’impression que nous sommes en train de remettre la table pour un retour de la souveraineté dans le paysage politique. Nous l’avons peut-être enterrée trop tôt.

Elle pourrait renaître en version 2.0, moins revancharde. Les traîtres et les fédérastes, ça suffit. Le mépris canadien aussi.

C’est chien

Mon expérience du Canada anglais est tout autre, mais les temps changent. Il ne comprend ni ne respecte notre vision du monde, en commençant par la laïcité.

Pour les anglophones, y compris du Québec, l’interdiction de signes religieux est un geste raciste, et non pas la simple concrétisation de la séparation de l’Église et de l’État.

De notre côté, nous sommes rebutés par la sacralisation par le Canada anglais de la Charte des droits, dont voici un exemple ahurissant.

Hier, un avocat de Colombie-Britannique a invoqué l’article 8 de la Charte portant sur les perquisitions abusives pour faire acquitter un homme en possession de 27 500 comprimés de fentanyl. La chienne renifleuse de la police, Doodz, gênée par la chaîne de trottoir, n’a posé qu’une fesse par terre pour indiquer la présence, pourtant confirmée, de la drogue dans la camionnette. Il faut deux fesses sur le sol, paraît-il.

Plus le temps passe, moins nous avons de choses en commun.