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Le remorquage inéquitable irrite Plante

Tous les citoyens devraient être traités également, quel que soit leur véhicule, croit la mairesse de Montréal

Valérie Plante, Mairesse de Montréal
Photo Toma Iczkovits Valérie Plante, Mairesse de Montréal

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La mairesse de Montréal, Valérie Plante, qualifie d’« inacceptable » le fait que certaines voitures soient épargnées du remorquage pendant le déneigement par crainte de réclamations.

Notre Bureau d’enquête révélait vendredi que des employés de déneigement et des remorqueurs sont réticents à remorquer des véhicules à traction intégrale et de luxe, de peur de les endommager.

Les propriétaires de ces véhicules s’évitent ainsi une amende additionnelle de 87 $ en recevant une contravention sans que leur voiture soit remorquée. Les voitures doivent de plus être contournées par les souffleuses, ce qui ralentit les opérations de déneigement.

« C’est une situation dont je viens d’être mise au courant et je pense que c’est inacceptable. Il ne devrait pas y avoir un traitement différent selon la voiture que l’on conduit. Ça devrait être les mêmes lois pour tout le monde », a soutenu la mairesse vendredi en point de presse.

Mieux protégée

Mme Plante a indiqué qu’elle souhaitait que la Ville trouve une manière d’être « mieux protégée contre les poursuites » afin de régler ce problème.

La Ville dit également être en train de revoir les amendes de stationnement pour que tous les contrevenants paient le même montant, que leur véhicule soit remorqué ou non.

À l’origine de cette situation se trouve le manque de remorqueuses munies d’une plateforme qui peuvent soulever et déplacer les véhicules à traction intégrale.

Si des roues étaient laissées au sol, cela pourrait briser le système de roues motrices.