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Les fous des réseaux

Les fous des réseaux
Illustration Adobe Stock

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Bon, ce ne sont pas les sujets qui manquent cette semaine.

La semaine dernière, je me suis retenu de parler du scandale de cet humoriste aux dreads qu’on a empêché de participer à un concours d’humour à cause de ses cheveux.

En plus, ce sont des blancs qui ont protesté contre lui. C’est peut-être comme ça qu’ils veulent venir en aide à la communauté noire pour racheter 300 ans d’esclavage. « Désolé pour les chaînes et les coups de fouets, mais pour se reprendre, on va tout faire pour protéger l’héritage culturel de vos cheveux », semblent-ils croire.

Mike Ward

L’affaire de mon ami Mike Ward a déjà fait trop couler d’encre, mais quand j’ai lu qu’un groupe de mamans avait écrit un long statut sur Facebook en disant que Mike avait même été dans le camp d’entraînement d’un groupe terroriste radical (ISIS), je me suis dit : Wow ! Voilà des enfants qui sont entre bonnes mains.

Anyway, c’est impossible, Mike ne va jamais au soleil. (Merde, je viens de leur donner du jus pour dire que c’est un vampire.)

Même les choses simples de la vie sont un prétexte pour nos merveilleux malheureux des réseaux sociaux pour se manifester à tout le monde.

Sérieux, je pense qu’il faut ramener le concept de l’isolement sélectif sur l’île de la quarantaine.

Le Canadien

Je vous donne un autre exemple de la folie des fous des réseaux sociaux.

La semaine dernière, j’ai animé le concours d’habiletés du Canadien. Pas besoin de vous dire que j’ai tripé comme un ti-cul. J’en revenais juste pas d’être au milieu de la glace avec les boys et il a même fallu que je m’arrête et que je fasse un tour sur moi-même pour le réaliser et tout assimiler.

Évidemment, je parlais en français aux joueurs francophones et en anglais aux joueurs anglophones pour traduire ensuite leurs réponses. Avec quelqu’un de bilingue comme Paul Byron, on allait du français à l’anglais sans s’en rendre compte.

Et voilà, c’était assez pour que je reçoive un message de la part d’un « crinqué » qui se disait outré de me voir parler autant en anglais quand les Franco-Ontariens se battent pour protéger le français.

Wow !....

Ça va vraiment bien dans ta tête, le grand !

Dans une journée famille où tout le monde dans les gradins et sur la glace s’amusent comme des fous et que les enfants (et adultes) ont les yeux grands ouverts d’émerveillement, toi, mon pauvre, t’as juste focalisé là-dessus ?

Au lieu de regarder tes enfants avoir du fun et d’embarquer dans la folie du moment, t’as décidé de rester « crinqué » à un point tel que, même rendu à la maison, c’était plus fort que toi, fallait que tu te vides le cœur.

Je ne te connais pas et je suis déjà content de ne pas être toi.

Je me souviens dans le temps, je répondais à ces gens et d’une façon assez virulente, merci.

Maintenant ?

J’utilise une merveilleuse option offerte par les réseaux sociaux qui s’appelle : bloquer ! T’as eu la même espérance de vie qu’un moustique qui me tourne autour des oreilles et maintenant tu n’existes plus dans mon univers.

D’ailleurs, c’est ça le maudit problème de toutes ces discussions inutiles sur nos réseaux sociaux : c’est plein de monde qui les alimente et qui s’embarque dans des engueulades qui ne mènent à rien.

Ignorer les fous des réseaux sociaux

Ce qui me fait rire là-dedans, c’est que nos mères avaient raison.

Il faut ignorer ce monde-là !

C’est pas mal la meilleure façon de leur fermer la gueule, car c’est juste ça qu’ils demandent : de l’attention !

Et pour mon ami qui trouve que j’ai trop parlé anglais à des joueurs anglophones, je veux te montrer que je ne suis pas rancunier.

La prochaine fois que t’es à Plattsburgh, appelle-moi, je vais t’aider à commander ton Big Mac.

Oui, oui ! Je vois l’ironie de lui répondre ici, mais je trouve mon gag final trop drôle pour l’ignorer.