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Moyens limités d’Investissement Québec

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L'énoncé

Le premier ministre François Legault a affirmé dimanche dernier que « l’ultime responsable de la protection de nos sièges sociaux, ce sera Investissement Québec (IQ) », en admettant toutefois que, « dans de nombreux cas, ce sera fait avec la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). »

Il réagissait aux propos du PDG de la CDPQ, Michael Sabia, qui affirmait que ce n’est pas le rôle de son organisation d’empêcher « à tout prix » la vente des entreprises québécoises à l’étranger.


Les Faits

N’en déplaise à M. Legault, IQ a des pouvoirs et des moyens plutôt limités parce qu’elle ne pourrait pas protéger des entreprises valant jusqu’à trois fois plus que son portefeuille de 3,9 milliards $.

En plus, selon sa loi, IQ ne pourrait pas investir plus que 2,5 % de cette somme dans une seule entreprise, ce qui représente un peu moins de 100 millions $.

Seul le gouvernement pourrait bonifier ce montant à même son budget.

La seule fois qu’IQ n’a pas respecté ce seuil, ça a mené à la controversée vente de Rona. Le PDG d’IQ, Pierre Gabriel Côté, a d’ailleurs promis en commission parlementaire que cela ne se reproduirait plus.

IQ serait donc impuissante contre une offre d’achat hostile pour une des entreprises du tableau ci-dessous, qui sont entre cinq et dix fois plus grosses que ne l’était Rona lorsqu’elle a été achetée par Lowe’s. Il n’y aurait donc que la CDPQ pour sauver la mise, elle qui gère 308,3 milliards $.

Entreprises québécoises

  • Metro: 12,59 G$
  • Dollorama: 11,02 G$
  • Gildan: 9,05 G$
  • SNC-Lavalin: 8,44 G$
  • CAE: 7,37 G$
  • WSP: 6,61 G$

*Valeur en milliards de dollars

  • En date du 24 janvier 2019

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