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Un rêve d’affaires à la grandeur des «Arpents verts»

Claude Chouinard a transformé sa ferme de 100 arpents et sa grange pour y exploiter un spa grandeur nature

Claude Chouinard et Annie Duquette
Photo Pierre-Paul Poulin

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 Après huit ans à travailler pour un employeur, Claude Chouinard a eu envie de revenir à ses premières amours : l’entrepreneuriat.

 Avec sa femme, Annie Duquette, il a fondé le spa champêtre La Belle Blanche en convertissant une ancienne grange sur sa propriété de Saint-Bernard-de-Lacolle. 

 « J’ai donné ma démission pour effectuer un retour aux études en massothérapie, raconte celui qui était représentant commercial pour un distributeur de viandes. Mon objectif, c’était de travailler à mon compte. Mais ma femme, qui a déjà son salon d’esthétique à la maison, rêvait d’avoir un spa. On s’est dit que nos activités s’harmoniseraient bien dans ce projet. » 

 Un couple en affaires

 Malgré l’ampleur du projet, ils n’ont pas eu peur de se lancer en affaires ensemble puisque le couple a déjà administré deux restaurants au début des années 2000. 

 « On savait dans quoi on s’embarquait, explique Claude Chouinard. On a délaissé la restauration après l’arrivée des enfants. Quand on fait des semaines de sept jours, c’est difficile de concilier travail et famille. » 

 Ils avaient déjà l’emplacement idéal pour concrétiser ce rêve : leur ferme de 100 arpents qui était en partie dézonée pour une exploitation commerciale. 

 Ils se sont mis à pied d’œuvre pour rénover la grange, ce qui n’était pas une mince tâche étant donné que le bâtiment a été construit il y a près de 200 ans. 

 Ils y ont aménagé une salle insonorisée pour le repos, des bains chauds et froids, un vestiaire avec douches, un coin bistro où ils peuvent servir des repas préparés par un traiteur. L’obtention d’un permis d’alcool leur permettra bientôt d’offrir de l’alcool aux visiteurs. 

 À l’extérieur, ils ont installé un bassin chaud, un sauna, des aires de repos et même un sentier de marche en forêt pour ceux qui veulent profiter de la campagne environnante. 

 Au total, ils ont investi 400 000 $ dans la construction du spa en puisant dans leurs économies et en contractant un emprunt auprès de leur banque. 

 Le spa a ouvert ses portes le 1er décembre et la clientèle est au rendez-vous. 

 « On affiche complet plusieurs jours par semaine. On reçoit notamment beaucoup de groupes, des gens qui viennent en famille ou entre amis pour une journée de détente », se réjouit Claude Chouinard. 

 Le caractère champêtre de l’endroit plaît particulièrement aux visiteurs qui viennent principalement des alentours. 

 Encore Plus de projets

 Les deux associés misent sur cet élément distinctif pour attirer une plus large clientèle encore. Ils nourrissent plusieurs projets, dont celui d’ajouter des salles de soins et de construire des bassins individuels pour les gens qui recherchent une tranquillité totale. Éventuellement, ils voudraient offrir de l’hébergement en aménageant un bed and breakfast sur place. 

 Malgré qu’il ait renoué avec les semaines de sept jours, les heures sont quand même moins longues pour l’entrepreneur. 

 Ses journées commencent tôt pour assurer l’entretien des bassins, mais il n’a que quelques mètres à franchir pour être au poste. Rien à comparer aux deux heures et demie de route qu’il faisait chaque jour pour l’aller-retour entre la maison et le travail. 

 Surtout, Claude Chouinard peut maintenant se consacrer à sa nouvelle passion : la massothérapie. 

 « Ç’a été une belle découverte pour moi, explique-t-il. C’est le côté thérapeutique qui m’intéresse particulièrement. Savoir que je peux soulager une personne qui endure des douleurs depuis longtemps, c’est très gratifiant. » 

  

 Son parcours  

  •  Claude Chouinard, 34 ans 
  •  Praticien en massothérapie, Académie de massage scientifique, 2018 
  •  Directeur des ventes, Distribution Raynald Murphy, 2010 à 2017 
  •  Cofondateur du spa champêtre La Belle Blanche, 2018  

 Une de nos meilleures décisions  

  •  « D’avoir étudié en massothérapie. J’ai découvert un domaine qui me passionne. »  

 Une de nos pires décisions  

  •  « Pour des travaux qui n’étaient pas prévus initialement, on a embauché un contracteur sans lui faire signer de contrat. On lui a fait confiance, mais ça s’est retourné contre nous. Il a fallu repousser l’ouverture du spa de plusieurs semaines. »   

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