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Manque de personnel à Maisonneuve-Rosemont: 20 infirmières en «sit-in»

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Plus d’une vingtaine d’infirmières de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ont manifesté leur mécontentement envers leur employeur dimanche soir en s’assoyant durant près de quatre heures au travail.  

« Le taux d’occupation était pratiquement de 150 %. On parle de 52 lits pour une moyenne de 75 patients, a expliqué Denyse Joseph, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). On parle également d’une moyenne de deux à trois personnes en heures supplémentaires par quart. »  

« Les risques sont énormes autant pour les patients que pour le personnel », a-t-elle ajouté.  

Selon la FIQ, le manque de personnel est problématique depuis juillet. Les travailleurs auraient fait preuve d’une « grande patience ».  

Depuis jeudi, la situation se serait détériorée, sans compter les heures supplémentaires effectuées gratuitement par les membres du personnel.  

Des réprimandes ?  

Le « sit-in » s’est déroulé entre 16 h et 19 h 30. L’administration aurait finalement accepté d’admettre des patients dans d’autres départements pour désengorger l’urgence.  

Durant cette période, les ambulances ont été détournées vers les centres hospitaliers voisins.  

On confirme que le personnel concerné savait qu’il s’exposait à des réprimandes de la part de l’employeur.  

« On ne pense pas qu’il y aura de réprimandes, compte tenu de la situation actuelle dans le réseau de la santé. Ça peut aller du simple avertissement à la suspension », dit Florence Thomas, responsable des communications à la FIQ.  

Au micro de QUB radio lundi matin, la présidente de la FIQ Nancy Bédard est venu rappeler que selon elle, ce sont certains gestionnaires «qui devraient eux recevoir des avis disciplinaires».

Toujours selon la FIQ, il n’y avait pas eu d’événements de la sorte à Montréal dans les derniers mois.