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Bien manger à petit prix

Quelques trucs pour suivre le nouveau guide alimentaire canadien

Bien manger à petit prix
Photo Santé Canada

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Légumes congelés, poisson en conserve, popote à la maison, consommation d’eau : des experts soutiennent qu’il est possible de suivre les conseils du nouveau guide alimentaire canadien sans se ruiner.

Le nouveau guide alimentaire canadien dévoilé cette semaine met l’accent sur les fruits et légumes et les protéines végétales, réduisant la visibilité de la viande et des produits laitiers.

Frais et pas cher

Même si les protéines végétales sont généralement plus abordables pour les familles à faible revenu, « l’accessibilité à des aliments frais, de qualité, demeure un défi, qu’on parle de l’ancien ou du nouveau guide », souffle Virginie Larivière du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Trop de familles vivant dans la pauvreté diminuent déjà leur quantité de viande, par obligation et non par choix, dit-elle. Voici quelques trucs pour économiser.


OPTER POUR DES LÉGUMES CONGELÉS

En hiver, mieux vaut éviter les tomates et les poivrons hors de prix. On peut se rabattre sur les légumes racines, comme les carottes, les navets ou les betteraves, qui sont « très économiques » selon la nutritionniste Suzanne Lepage du Dispensaire diététique de Montréal. Souvent en solde, les sacs de légumes congelés sont aussi une bonne option. Lili Marchand, fondatrice du site onmagasine.ca, ajoute que les sacs de légumes congelés peuvent faire découvrir des aliments que le consommateur aurait hésité à acheter frais.


BEURRE D’ARACHIDES

Les noix coûtent « extrêmement cher » et sont donc à oublier pour les budgets serrés, se désole Mme Lepage. Le beurre d’arachides reste selon elle l’option la plus abordable. Lili Marchand suggère à son tour de bien surveiller les rabais ou de choisir des fournisseurs en vrac pour économiser.


MANGER DES POISSONS EN CONSERVE

Saumon, thon, sardines, Suzanne Lepage conseille de ne pas hésiter à essayer le poisson en conserve quand les filets frais sont hors de prix. Elle souligne que les conserves sont pratiques, puisque le poisson est déjà cuit. « Ils sont plus salés que les poissons frais », tempère-t-elle, suggérant de bien lire les étiquettes, puisque les taux de sodium varient énormément d’une entreprise à une autre.


FINI LES JUS

Pour économiser, évitez les jus de fruits, propose Lili Marchand, qui sabre ainsi de 3 $ à 5 $ son budget de la semaine. Trouvez une petite cruche que votre enfant peut apporter à l’école, suggère-t-elle. Suzanne Lepage abonde dans le même sens, soulignant que le nouveau guide ne recommande plus une demi-tasse de jus de fruits comme l’ancien.


CHOISIR LES LÉGUMINEUSES

Pois chiches, lentilles et tofu surprennent peut-être les Québécois, mais les légumineuses font partie des repas d’ici depuis des décennies, rappelle Suzanne Lepage. Elle souligne la popularité des fèves au lard et de la soupe aux pois, deux mets emblématiques du Québec. Par kilogramme, les légumineuses sont presque trois fois moins coûteuses que la viande et fournissent protéines, fibres et fer. Sinon, les œufs sont aussi une option plus économique, dit-elle.